Les éventuelles fusions pour le second tour seront l’un des facteurs clefs des municipales. Selon notre sondage Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, les souhaits d’alliance, selon la proximité partisane des sondés, est assez claire.
51 % des proches des Ecologistes pour des fusions avec LFI
Concernant la fusion entre des listes LFI et des listes « des autres partis de gauche (Parti socialiste, Écologistes, PCF) » au second tour, 89 % des personnes proches de La France Insoumise s’y disent favorables (42 % tout à fait favorables et 47 % plutôt favorables). Le chiffre baisse à 51 % quand on interroge les proches des Ecologistes et à 36 % pour les personnes proches du Parti socialiste. 64 % des proches du PS ne sont donc pas favorables à des fusions LFI/PS.
Des résultats plus ou moins en adéquation avec la ligne défendue par les appareils. Le PS est opposé à toute alliance de second tour avec LFI, mais sans fermer la porte, peut-être, à quelques endroits, si les insoumis locaux prennent leur distance avec Jean-Luc Mélenchon. Quant à LFI, le parti s’est dit favorable à des fusions « techniques » pour faire barrage à l’extrême droite, là où elle peut l’emporter.
Porosité entre les électeurs des LR et du RN
A droite, le résultat est intéressant. Car il montre la porosité entre les électeurs des LR et de l’extrême droite. 64 % des sondés proches des LR se disent ainsi favorables à ce que les listes du Rassemblement national s’allient ou fusionnent avec celles soutenues par Les Républicains (33 % tout à fait favorables, 31 % plutôt favorables), contre 36 % qui n’y sont pas favorables.
On sait que le sujet va travailler les LR durant l’entre-deux-tours. Si la ligne du parti est opposée à toute alliance avec l’extrême droite, le président des LR, Bruno Retailleau, défend cependant l’union des droites « par les urnes ».
Chez les personnes proches du RN, le résultat monte à 78 % qui se disent favorables (42 % tout à fait favorables, 36 % plutôt favorables) à des fusions de listes entre RN et LR.
Mais ce sondage montre aussi qu’entre le RN et le bloc central, le cœur des sympathisants LR balance… ou s’ouvre largement des deux côtés de l’échiquier politique. Car 69 % des personnes proches des LR interrogées se disent favorables à des fusions entre les listes du bloc central, soit Renaissance, Horizons, Modem, et des listes LR (dont 47 % plutôt favorables).
78 % des proches de Renaissance pour des fusions entre bloc central et LR
Du côté de Renaissance, les personnes proches du parti de Gabriel Attal sont favorables à 78 % à des alliances bloc central/LR (56 % plutôt favorables). Le score monte même à 89 % chez les proches d’Horizons (65 % plutôt favorables). Rien de surprenant : l’ex-LR Edouard Philippe, président du parti, positionne clairement son mouvement à droite de l’échiquier politique.
Fiche méthodologique :
Echantillon de 2000 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Echantillon interrogé par Internet via l’Access Panel Online d’Ipsos. Méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socio-professionnelle du répondant, région et catégorie d’agglomération. Dates du terrain : du 12 au 14 mars 2026.
Intervalle de confiance pour un échantillon de 2000 personnes : + /- 2,2 points pour un score de 50 %. + /- 2 points pour un score de 30 % ou 70 %. + /- 1,8 point pour un score de 20 % ou 80 %.