Sondage : Jordan Bardella caracole en tête des personnalités les plus soutenues par les Français
Le président du Rassemblement national reste à la première place du palmarès de l’adhésion, inversement, avec 53 % de « rejet », Rachida Dati fait partie des personnalités politiques les plus rejetées, selon notre baromètre Odoxa.
Peu de changements d’ampleur dans l’opinion en ce premier mois de l’année. Jordan Bardella est resté en tête la semaine dernière des personnalités politiques les plus soutenues ou suscitant le plus de sympathie, dans le palmarès établi par Odoxa et Mascaret les 21 et 22 janvier, pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. La cote d’adhésion de l’eurodéputé progresse d’un point à 37 %. Il est précédé dans le classement par Marine Le Pen, stable à 34 %. Parmi les personnalités préférées du Rassemblement national, l’un et l’autre font presque jeu égal, l’ancienne candidate à la présidentielle recueillant 94 % d’adhésion, et son dauphin 93 %.
En troisième position ex aequo figurent, à 30 % d’adhésion, Gabriel Attal, et Edouard Philippe, ce dernier regagnant un point par rapport à la précédente enquête. Gabriel Attal, qui envisage d’officialiser sa candidature à la présidentielle après les municipales de mars, a toutefois un léger avantage auprès des sympathisants de droite et du centre, avec 65 % de bonnes intentions, contre 61 % pour le maire du Havre.
Dans la suite du palmarès de l’adhésion, mené auprès de l’ensemble des personnes interrogées, deux personnalités du centre affichent un recul marqué. Le Premier ministre Sébastien Lecornu perd 3 points (à 27 %) et tombe à la cinquième place. Gérald Darmanin recule d’autant (à 25 %) et le précède dans le classement.
François Hollande, première personnalité à gauche
La première personnalité de gauche dans le classement pointe à la 7e place. L’ancien président François Hollande fait jeu égal, avec 24 % de bonnes intentions, comme Bruno Retailleau et son prédécesseur Nicolas Sarkozy.
L’ancien chef de l’Etat est en tête du palmarès chez les sympathisants de gauche, avec une cote de 47 %, devançant Raphaël Glucksmann (Place publique), et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), tous les deux à 44 %.
Rachida Dati rejetée par 53 % des Français
Jean-Luc Mélenchon reste toutefois la personnalité la plus rejetée dans le palmarès général, avec 69 % d’opinions négatives à son égard. Il est suivi par la maire de Paris Anne Hidalgo (non testée dans la précédente enquête) et Emmanuel Macron, tous deux rejetés à 57 %. Rachida Dati, la principale candidate dans les opposants au candidat Emmanuel Grégoire dans la capitale, est également perçue négativement par 53 % des personnes interrogées (+ 1 sur un mois).
Méthodologie : l’enquête a été réalisée le 21 et 22 janvier 2026, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.
Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.
Raphaël Glucksmann s’interroge à son tour sur les dates de l’élection présidentielle, fixées les 18 avril et 2 mai, soit le lendemain du 1er mai, où les syndicats défilent. Il rejoint les critiques déjà formulées par le candidat LR, Bruno Retailleau, et Louis Aliot, vice-président du RN. Mais le gouvernement n’entend pas changer le calendrier.
« Je pars en amitié, sans amertume », assure le sénateur de la Loire, Pierre-Jean Rochette, qui ne voulait pas paraître affilié à Edouard Philippe, à l’approche de la présidentielle, en restant dans un groupe à majorité Horizons. Il siège maintenant chez les non-inscrits, aux côtés du seul sénateur LFI.
Comme en 2024 et en 2025, il est peu probable que le parcours des textes budgétaires s’achève par un vote positif de l’Assemblée nationale en décembre. À quelques jours du passage de témoin aux sénateurs, Public Sénat fait le point sur le calendrier et les différentes possibilités ouvertes à ce jour.