Montpellier: illustration of a person casting a vote

Sondage : Le RN en tête pour les législatives, talonné par la gauche, la majorité présidentielle s’effondre

Un sondage Odoxa pour Le Nouvel Obs confirme la tripolarisation de la campagne électorale entre le Rassemblement national et le bloc de gauche, tandis que le camp macroniste accuse un très net retard. La forte participation attendue dès le premier tour fait également exploser le nombre potentiel de triangulaires.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Rassemblement national fait toujours la course en tête pour les législatives anticipées, avec 33 % d’intentions de vote au premier tour, devant le Nouveau Front populaire, à 28 %, selon un sondage Odoxa pour Le Nouvel Obs*, publié ce vendredi 21 juin. Entre ces deux blocs, la majorité présidentielle s’effondre, à seulement 19 % des intentions de vote.

L’intérêt pour ces législatives anticipées annonce une forte participation : 64 % des électeurs interrogés comptent se rendre aux urnes les 30 juin et 7 juillet prochains. « Le haut niveau de participation et les forts scores réalisés par les trois premières formations politiques pourraient générer entre 120 et 170 triangulaires », pointe Gaël Sliman, le président d’Odoxa. De quoi nourrir un important suspens pendant l’entre-deux-tours, quand il n’y en avait eu que huit en 2022.

ODOXA

Les Républicains réduits à peau de chagrin

Si l’on projette les intentions de vote, le RN est « à mi-chemin entre majorité absolue et relative » avec 250 à 300 sièges à l’Assemblée nationale (88 dans la précédente législature). Les partis de gauche qui composent le Nouveau Front populaire pourraient récolter entre 160 et 210 sièges (133 en 2022), la gauche s’imposerait alors comme la première force d’opposition. Le camp présidentiel pourrait terminer avec seulement 70 à 120 sièges, contre 250 avant dissolution.

Ce sondage marque également le très net recul des Républicains « canal historique », secoués par le ralliement de leur président, Éric Ciotti, au RN. Avec 7% des intentions de vote (8% en comptant les candidats divers droites), ils pourraient se contenter de 10 à 50 sièges, contre 61 avant la dissolution.

*Méthodologie

Enquête réalisée par Internet du 19 au 20 juin 2024

Echantillon représentatif de 2 006 Français âgés de 18 ans et plus dont 1 861 inscrits sur les listes électorales. Les intentions de vote qui figurent dans ce rapport sont établies auprès des personnes inscrites sur les listes électorales étant certaines d’aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 1 420 individus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’interviewé, région UDA9 et catégorie d’agglomération.

La publication de ce sondage doit également s’accompagner des informations sur les marges d’erreurs : les marges d’erreur des intentions de vote s’établissent selon le score visé, entre plus ou moins 1,2 et 2,5 points.

Dans la même thématique

Paris: Lucie Castets
7min

Politique

« Exigeante », « politique », « âpre négociatrice » : le profil de Lucie Castets par les sénateurs qui l’ont côtoyée

Cette haute fonctionnaire de 37 ans, issue de la société civile et très marquée à gauche, a été choisie par le Nouveau Front populaire comme candidate au poste de Première ministre. Au Sénat, plusieurs élus ont été amenés à travailler avec elle à la mairie de Paris. Ils saluent ses aptitudes, et l’appellent désormais à engager une « bataille de l’opinion » pour pousser Emmanuel Macron à la nommer à Matignon.

Le

Paris Olympics
6min

Politique

Candidature du NFP à Matignon : Emmanuel Macron « botte en touche en disant qu’on va d’abord s’occuper des JO »

Mardi 23 juillet, Emmanuel Macron a donné sa première longue interview télévisée depuis la dissolution et les législatives. L’occasion pour le président de la République de livrer son analyse du scrutin, de temporiser et de refuser net la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon. Analyse de cette prestation avec l’expert en communication Philippe Moreau-Chevrolet.

Le

Emmanuel Macron interview sur France TV
4min

Politique

Emmanuel Macron est-il contraint de nommer Lucie Castets Première ministre ?

Hier, le Nouveau Front populaire s’est accordé sur le nom de Lucie Castets comme candidate au poste de Première ministre. Emmanuel Macron a balayé cette candidature considérant que cela n’était « pas le sujet ». Ce matin, Lucie Castets a demandé au Président de la République « de prendre ses responsabilités et de la nommer Première ministre ». Si constitutionnellement rien ne le contraint à nommer un Premier ministre, la décision du chef de l’Etat réside dans le choix « qui lui semble le plus à même de résister à une motion de censure », selon Bastien François, professeur de sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le