Sondage : les aides sociales n’incitent pas à la recherche d’emploi pour 55% des Français
Alors que le gouvernement entretient le flou sur ses intentions sur les aides sociales, une majorité de Français estime que ces dernières n’encouragent pas un retour des chômeurs à l’emploi, selon une enquête réalisée par OpinionWay pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique.

Sondage : les aides sociales n’incitent pas à la recherche d’emploi pour 55% des Français

Alors que le gouvernement entretient le flou sur ses intentions sur les aides sociales, une majorité de Français estime que ces dernières n’encouragent pas un retour des chômeurs à l’emploi, selon une enquête réalisée par OpinionWay pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, avait estimé le 29 mai qu’il y avait en France « trop d’aides sociales » et que la France devait « revoir ce système social », et notamment des aides, qui ne sont « pas incitatives » pour sortir du chômage. Le locataire de Bercy avait même évoqué l’existence de « trappes à inactivité ».

Notre Question politique de la semaine a voulu connaître l’état de l’opinion. 55% des Français estiment que les aides sociales n’incitent pas les chômeurs à chercher un emploi, 43% étant de l’avis contraire (2% ne se prononcent pas), selon une enquête réalisée par OpinionWay pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique.

Cette position semble en majorité partagé chez les sympathisants des Républicains (66%) et du Front national (66%), et encore davantage chez ceux de la République en marche (68%). 52% des Français qui s’affirment sans préférence partisane sont également de cet avis.

À gauche, en revanche, les sympathisants du Parti socialiste (57%) et ceux de la France insoumise ou du Parti communiste (55%) rejettent majoritairement cette thèse.

Le sondage a été réalisé du 30 mai au 1er juin 2018, par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 1068 personnes représentatif de la population français âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Pour un échantillon de 1.000 personnes, la marge d’erreur est comprise entre 1,5 et 3 points.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sondage : les aides sociales n’incitent pas à la recherche d’emploi pour 55% des Français
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le