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Le président des Républicains a appuyé son ancien collègue garde des Sceaux, dans l'affaire Lyhanna. Ce drame met en lumière, selon lui, « un problème systémique » dans la justice.
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C’est l’heure des comptes. Côté comptes publics, le déficit toutes administrations confondues devrait être contenu à 5 % du produit intérieur brut. En matière de gains politiques, les Français se montrent partagés, selon une enquête Odoxa réalisée pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, et révélée ce mardi. Premier enseignement : le Premier ministre ne semble pas récolter les bénéfices de sa stratégie en vue de doter le pays d’un budget. 51 % des Français répondent que le chef du gouvernement ressort « affaibli » de la séquence actuelle, probablement sous l’effet de concessions à répétition. 13 % seulement le perçoivent comme renforcé, 35 % considérant sa situation comme inchangée.
De façon globale, les Français interrogés estiment que les principales familles politiques ressortent davantage affaiblies que renforcées de cette éprouvante séquence budgétaire. Leur appréciation diffère suivant les partis politiques concernés. Ainsi, ils sont 30 % à considérer que le Rassemblement national ressort renforcé de cette séquence, contre 32 % à penser l’inverse. Le reste perçoit une stabilité.
Le diagnostic est plus sévère s’agissant des autres partis. Seulement 18 % des Français jugent que le Parti socialiste s’est renforcé ces dernières semaines, malgré des concessions évidentes du gouvernement dans sa direction. 46 % des personnes interrogées répondent que le PS s’est, à l’inverse, affaibli. La perception des Français est plus sévère encore s’agissant de la France Insoumise ou des Républicains : 51 % des personnes interrogées estiment que ces deux formations se retrouvent diminuées par les débats parlementaires de l’automne. Seuls 11 % considèrent que le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon s’est renforcé, et seulement 8 % pour le parti présidé par Bruno Retailleau depuis huit mois.
C’est d’ailleurs ce parti qui fait l’objet du jugement le plus sévère au niveau de ses propres soutiens. 48 % de ses sympathisants considèrent que le parti s’est affaibli. Seuls les électeurs du Rassemblement national et de la France insoumise sont majoritaires à penser que leurs partis respectifs ressortent renforcés de l’examen budgétaire : ils sont respectivement 65 % et 60 %.
Une étude détaillée sur l’image des Républicains montre que les dégâts sont profonds aux yeux de l’opinion. Un parti qui représente bien la droite ? Les Français sont désormais 55 % à penser que ce qualificatif s’applique plutôt mal à cette formation. C’est 13 points de plus par rapport à 2017. 36 % des Français seulement considèrent le parti comme « utile à la vie politique », et 34 % comme ayant « des convictions profondes ».
Par conséquent, de moins en moins de Français voient LR jouer un rôle de premier à l’avenir. 75 % doutent que le parti puisse revenir au pouvoir à l’occasion des prochaines élections. Les doutes traversent également ses sympathisants, puisqu’ils ne sont plus que 59 % à croire en un éventuel retour au pouvoir, soit 15 points de moins par rapport à une enquête de 2017. Plus d’un an après la scission d’Éric Ciotti, et alors que députés et sénateurs ont une nouvelle fois mis en lumière leurs différences d’approche sur plusieurs chapitres des textes budgétaires, les sympathisants LR sont 67 % à penser que l’adjectif « uni » caractérise plutôt mal le parti. Chez l’ensemble des Français, la part monte à 82 %.
Méthodologie : l’enquête a été réalisée le 21 et 22 janvier 2026, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.
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