Emmanuel Macron (+1,5), en hausse sur la semaine, fait jeu égal avec Marine Le Pen (-1), en légère baisse, au 1er tour de l'élection présidentielle et creuse l'écart avec François Fillon, selon un sondage Elabe diffusé mardi.
Avec 26% d'intentions de vote, la présidente du Front national est talonnée par l'ex-ministre de l’Économie, crédité de 25,5%, mais la dynamique est en faveur de ce dernier qui a gagné 7 points dans ce baromètre en deux semaines.
Avec 19% (stable) d'intentions de vote, François Fillon est désormais distancé, mais le candidat de la droite et du centre a enrayé au moins momentanément la baisse, selon cette enquête pour BFMTV et L'Express.
A gauche, Benoît Hamon prend un léger ascendant sur Jean-Luc Mélenchon, avec 13,5% (+1) d'intentions de vote pour le candidat socialiste contre 12% (-0,5) à celui de La France insoumise.
Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est stable à 3%.
Marine Le Pen le 7 mars 2017 à Paris
AFP
: s électorats de Marine Le Pen (79%) et François Fillon (73%) se disent les plus sûrs de leur choix. Ce n'est le cas que de 59% des électeurs potentiels de Jean-Luc Mélenchon, de 47% de ceux de Benoît Hamon et 45% de ceux d'Emmanuel Macron.
Le potentiel de participation au 1er tour est évalué à 59% des personnes interrogées qui se disent "tout à fait certaines d'aller voter".
Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 60% d'intentions de vote face à Marine Le Pen, créditée de 40%. Mais 20% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Enquête réalisée en ligne les 5 et 6 mars auprès de 1.000 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de +/- 1,6 à +/- 3,7 points.
Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.
Après les municipales, les partis politiques regardent déjà en direction des élections sénatoriales, qui se tiennent en septembre 2026. Comme tous les trois ans, la moitié du Sénat sera renouvelé, avec un mode de scrutin très différent selon la taille du département.
Alors que le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes va reprendre son examen devant le Parlement, sept personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’une escroquerie pour des soins indus facturés auprès de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), pour un montant de 58 millions d’euros.
Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.
Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.