Sondage : pour 53% des Français, les inégalités ont augmenté depuis l’élection d’Emmanuel Macron
Selon notre sondage Opinion Way pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique, réalisé dans le cadre de la venue dans l’émission l’« Épreuve de vérité » de Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, une majorité de Français estime que les inégalités ont augmenté depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Sondage : pour 53% des Français, les inégalités ont augmenté depuis l’élection d’Emmanuel Macron

Selon notre sondage Opinion Way pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique, réalisé dans le cadre de la venue dans l’émission l’« Épreuve de vérité » de Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, une majorité de Français estime que les inégalités ont augmenté depuis l’élection d’Emmanuel Macron.
Public Sénat

Par Alice Bardo

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Alors qu’Emmanuel Macron ne cesse d’être qualifié de « Président des riches » au fil des réformes engagées par le gouvernement, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a affirmé hier, dans une tribune publiée dans Le Parisien, que le « combat des droits de l’homme pauvre » était « au cœur » du combat du gouvernement. Une déclaration qui contraste avec l’avis d’une majorité de Français puisque 53% d’entre eux estiment que les inégalités ont augmenté depuis l’élection du chef de l’État, quand seulement 5% considèrent qu’elles ont diminué et 40% qu’elles n’ont pas évolué, selon notre sondage Opinion Way pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique.

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64% des Français estiment que l’argent consacré à la politique du logement est suffisant mais mal employé

Près de deux mois après la présentation du projet de loi « évolution du logement, de l’aménagement et du numérique » (ELAN) par le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son secrétaire d’État, Julien Denormandie, qui est l’invité de l’émission « L’Épreuve de vérité » ce soir sur Public Sénat, 64% des Français estiment que l’État consacre suffisamment d’argent à la politique du logement mais que cet argent est mal employé. Le texte prévoit notamment de « construire plus, mieux et moins cher » et de « faire évoluer le logement social » avec entre autres, la construction de 40 000 logements « très sociaux » destinés à des « publics prioritaires » selon le secrétaire d’État, interrogé hier sur RTL.                                                                                                     

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Méthodologie : échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. L’échantillon a été interrogé par le questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview) les 23 et 24 mai 2018.

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A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.  

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