French President Emmanuel Macron looks and gestures during the "Nanterre Arboretum  visit in Nanterre near Paris, on September 19, 2024. //04SIPA_SIPA.32680/Credit:Eliot Blondet/POOL/SIPA/2409191356
Sondage : record d’impopularité pour Emmanuel Macron avec 75 % de Français mécontents, selon Odoxa
Affaibli par les législatives et la séquence politique chaotique qui s’en est suivie, le chef de l’État est désormais plus impopulaire dans l’opinion qu’au moment de la crise des gilets des Gilets jaunes. Les trois quarts des Français pensent qu’il est un « mauvais » président de la République.
La chute s’est poursuivie cet été. La cote de popularité d’Emmanuel Macron avait déjà fait les frais de la dissolution au mois de juin. Les atermoiements qui ont suivi les législatives et sa décision de nommer Michel Barnier n’y ont rien changé. La cote de popularité d’Emmanuel Macron perd à nouveau deux points, dans le baromètre politique d’Odoxa-Mascaret, réalisé pour Public Sénat et la presse régionale les 18 et 19 septembre. 25 % des Français estiment qu’Emmanuel Macron est un bon président de la République, touchant ainsi son plus bas niveau depuis son élection à l’Élysée en mai 2017.
Avec 75 % de mécontentement, le président de la République dépasse en effet son record observé au moment de l’une des phases les plus aiguës du mouvement des Gilets Jaunes. En décembre 2018, 73 % des personnes interrogées estimaient qu’il était un mauvais président de la République. En juin 2024, ils étaient 72 %.
Méthodologie : l’enquête a été réalisée les 18 et 19 septembre 2024, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % ou de 80 %, la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.
Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».