Sondage : Sociologie, politique, motivation, le profil des électeurs de la primaire
Notre sondage Harris Interactive, réalisé pour Public Sénat et LCP-AN, livre plusieurs clés d’analyse sur le profil des personnes qui ont participé au premier tour de la primaire de la Belle alliance populaire.

Sondage : Sociologie, politique, motivation, le profil des électeurs de la primaire

Notre sondage Harris Interactive, réalisé pour Public Sénat et LCP-AN, livre plusieurs clés d’analyse sur le profil des personnes qui ont participé au premier tour de la primaire de la Belle alliance populaire.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Sociologie des électeurs

Un tiers des votants de la primaire se disent proches du PS. Les sympathisants du Parti socialiste ne représentent que 37% des personnes ayant voté au premier tour de la primaire, selon notre sondage Harris Interactive, réalisé pour Public Sénat et LCP-AN. Parmi cet électorat qui s’est déplacé ce dimanche, 22% se dit proches de la gauche hors-PS, 18% de la droite, du centre ou du Front national. 15% se disent sans préférence partisane.

Arnaud Montebourg a l’électorat le plus à droite. Manuel Valls est le candidat qui a le plus convaincu sa famille politique. Parmi les personnes ayant voté pour lui, 56% sont sympathisants du Parti socialiste, contre 37% chez Benoît Hamon, et 34% chez Arnaud Montebourg. Quant à la gauche hors-PS, elle forme 32% de l’électorat de Benoît Hamon, 22% de celui d’Arnaud Montebourg, et 14% de celui de Manuel Valls. Chez Arnaud Montebourg, 25% de ses électeurs se disent sympathisants de la droite, du centre ou du Front national. Cette part tombe à 14% chez Manuel Valls, et même 10% chez Benoît Hamon. Certains électeurs n’expriment pas de préférence politique.

Le sondage nous apprend également que Manuel Valls est le candidat qui a le plus convaincu les jeunes : 28% de ses électeurs sont des 18-34 ans, contre 23% chez Benoît Hamon, et 22% chez Arnaud Montebourg. Il est également celui qui a le plus mobilisé les inactifs : ils représentent 40% de son électorat, contre 38% chez Arnaud Montebourg et 34% chez Benoît Hamon. Au total, les inactifs représentent 36% des personnes ayant voté à cette primaire.

Comment a été motivé le choix des électeurs ?

Dans les éléments qui ont « joué beaucoup » dans la décision des électeurs, l’honnêteté du candidat choisi est citée en premier (55% des électeurs), devant le projet du candidat (54%). En troisième et quatrième motivation, on retrouve la volonté de s’assurer que le candidat soit présent au second tour (50% des électeurs), et la personnalité du candidat (46%).

Chez les électeurs de Benoît Hamon, c’est le projet du candidat qui arrive en tête des motivations de vote : 65% des personnes ayant voté pour lui estime que cet élément a « joué beaucoup » sur le choix. Chez Arnaud Montebourg et Manuel Valls, cette proportion atteint 54% et 43%.

La première motivation des électeurs de Manuel Valls est sa capacité à battre le Front national lors de la présidentielle (une raison invoquée par 55% de ses électeurs).

Les motifs de non-participation

Différentes raisons expliquent le fait de ne pas être allé voter. L’absence de confiance dans les responsables politiques est citée par 73% des personnes concernées. L’absence d’intérêt arrive en deuxième position (citée par 68%). Le candidat désigné n’a aucune chance de gagner la présidentielle : cette est la troisième la plus évoquée par les Français qui ont refusé de participer à la primaire. Enfin, 52% de ces personnes estiment que le fait de ne pas participer à la primaire est un moyen d’exprimer son mécontentement à l’égard de la politique de François Hollande.

L’enquête a été réalisée en ligne le dimanche 22 janvier 2017, sur un échantillon de 6223 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, dont 934 électeurs au premier tour de la primaire organisée par le Parti socialiste et ses alliés. Elle a été organisée selon la méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le