Sondage : Xavier Bertrand sort renforcé des régionales face à Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez
Selon notre sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP-Assemblée nationale/Public Sénat, Xavier Bertrand sort renforcé des régionales. Selon les estimations pour le premier tour de la présidentielle, il est le mieux placé à droite.

Sondage : Xavier Bertrand sort renforcé des régionales face à Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez

Selon notre sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP-Assemblée nationale/Public Sénat, Xavier Bertrand sort renforcé des régionales. Selon les estimations pour le premier tour de la présidentielle, il est le mieux placé à droite.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Pas de sursaut. Le second tour des élections régionales et départementales ressemble tristement au premier. L’abstention atteint de nouveau un niveau énorme. Elle ne recule que d’environ 1 point, à 65,7 %.

Selon notre sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP-Assemblée nationale/Public Sénat, réalité avant le second tour, les 25 et 26 juin, auprès d’un échantillon de 1.499 personnes, 27 % des personnes ne comptaient pas se déplacer pour manifester leur « mécontentement à l’égard des hommes politiques en général ».

23 % des sondés répondent qu’« aucune liste ou aucun candidat » ne leur plaît. 20 % n’avaient tout simplement « pas la tête à aller voter » et avaient « envie de faire autre chose ». 18 % ne sont pas intéressés par l’élection. 17 % estiment que « les résultats sont connus d’avance » et que le vote ne changera rien. 14 % croient que l’action des régions n’a pas d’impact sur leur vie quotidienne et 14 % attendent l’élection présidentielle. 10 % ne sont pas allés voter « à cause du coronavirus »

48 % des personnes interrogées estiment que Xavier Bertrand sort « plutôt renforcé » et 62 % qu’Emmanuel Macron sort « plutôt affaibli »

Point intéressant du sondage, parmi les trois présidents de région présidentiables à droite, 48 % des personnes interrogées estiment que Xavier Bertrand sort « plutôt renforcé » du premier tour. C’est plus que Valérie Pécresse (39 %) et Laurent Wauquiez (37 %). Parmi les sympathisants LR, 76 % répondent que Xavier Bertrand est renforcé, 64 % pour Laurent Wauquiez et 63 % pour Valérie Pécresse.

A l’inverse, 62 % des personnes pensent qu’Emmanuel Macron sort « plutôt affaibli », après l’échec de LREM au premier tour dans toutes les régions, et 52 % estiment aussi que Marine Le Pen est « plutôt affaiblie » après le recul et les déconvenues du RN.

Pour les intentions de vote au premier tour, Xavier Bertrand paraît aussi le mieux placé. Il réaliserait un score de 18 %, contre 13 % si Valérie Pécresse ou Laurent Wauquiez était la ou le candidat de la droite. Reste qu’Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont encore loin devant, entre 24 et 27 % selon les cas de figure.

Yannick Jadot (EELV) est à 10 %, devant Anne Hidalgo (PS) à 8 % et Jean-Luc Mélenchon, en fort recul, à 7 %. Ce sondage confirme que si la gauche part divisée, elle n’a aucune chance d’espérer atteindre le second tour.

sondage_reg.jpg

Enfin, il faut rappeler que ce sondage est réalisé 10 mois avant la présidentielle. Il ne s’agit qu’une photo de l’opinion à un moment donné. On ne connaît pas encore qui sera vraiment candidat, ni les dynamiques de campagne. Le niveau d’abstention au premier tour des régionales a aussi montré combien il peut impacter les sondages, avec par ailleurs un électorat de plus en plus volatil.

Autre élément du sondage, 62 % souhaitent voir le gouvernement lancer des « réformes importantes » d’ici l’élection présidentielle. Mais 56 % ne veulent pas d’un retour de la réforme des retraites (27 % « pas du tout » et 29 % « plutôt pas »).

Seul 21 % attendant un remaniement avec changement de premier ministre. 11 % un remaniement limité, 20 % ne souhaitent pas de remaniement et 48 % des sondés répondent « peu importe ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Sondage : Xavier Bertrand sort renforcé des régionales face à Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le