Sortie de l’euro: Marine Le Pen récuse toute “contradiction”

Sortie de l’euro: Marine Le Pen récuse toute “contradiction”

Marine Le Pen a récusé dimanche toute "contradiction" dans sa position sur l'euro, après avoir affirmé samedi dans son projet d...
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Marine Le Pen a récusé dimanche toute "contradiction" dans sa position sur l'euro, après avoir affirmé samedi dans son projet d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan que "la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n'est pas un préalable à toute politique économique".

"Cela fait assez longtemps que je réclame la transformation de la monnaie unique vers la monnaie commune. Par conséquent, il n'y a là aucune contradiction. Oui, je pense que l'on peut parfaitement conserver l'euro monnaie commune", a déclaré la candidate FN à la présidentielle au micro de BFMTV, convié avec quelques médias à une visite imprévue sur le site de l'usine Altéo de Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Un peu plus tard, lors d'une déambulation sur un sentier forestier proche de l'usine en présence notamment de l'AFP, Mme Le Pen a assuré avoir "dit cent fois +sans une monnaie nationale on ne peut pas sauver l'emploi et retrouver la compétitivité+" et "toujours dit que c'était négociable". Plaidant qu'"il faut faire les choses de manière pragmatique, pas idéologique", la candidate a dit n'avoir "pas le sentiment qu'il y ait eu un infléchissement mais une précision" via l'accord avec Nicolas Dupont-Aignan.

"Dans le cadre des quatre souverainetés que je veux négocier, la souveraineté monétaire arrivera à la fin des négociations, pour une raison très simple: il est nécessaire d'attendre les élections allemandes où, après tout, la majorité pourrait changer -après tout Mme Merkel n'est pas totalement inamovible. Et peut-être même l'élection italienne, car ce sont des partenaires essentiels" et "le souhait de retour d'une monnaie nationale est extrêmement fort" en Italie, a-t-elle ajouté.

Selon le vice-président du parti, Florian Philippot, ce que précise l'accord avec le souverainiste, "c'est que, pendant ces six mois (de négociations avec l'UE, NDLR), on peut quand même faire des choses en matière économique". Il sera possible de "supprimer la loi El Khomri que M. Macron veut agraver par ordonnances, augmenter le minimum vieillesse, on pourra augmenter l'allocation adulte handicapé de 200 euros, on pourra faire du patriotisme économique", a assuré cet eurodéputé FN sur France 3.

"Surtout, ce sont les Français qui trancheront par référendum", a-t-il ajouté.

"Marine Le Pen n'a pas changé de position", a aussi assuré la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, invitée du "Grand-Rendez-Vous" CNews/Europe1/LesEchos. La nièce de la candidate a aussi jugé "important de dire aux Français que rien ne se fera sans eux, les Français seront consultés sur ce grand débat de société".

Marine Le Pen a régulièrement répété que, dès son élection, si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l'UE pour "restituer au peuple français sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique". À l'issue de cette négociation à laquelle elle accordait six mois, elle prévoyait un référendum sur l'appartenance à l'UE.

Dans un entretien au Parisien dimanche, Mme Le Pen affirme que la France aura "une monnaie nationale" si elle est élue présidente, "comme tous les autres pays".

La candidate FN a ajouté que "nous aurons ensemble une monnaie commune", qui ne "concernera pas les achats quotidiens, mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international".

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