Sortie du glyphosate: « On n’y arrivera pas » à 100% en trois ans, selon Macron
Le président Emmanuel Macron a déclaré jeudi que la France ne parviendrait pas à se passer "à 100%" du glyphosate dans les trois...

Sortie du glyphosate: « On n’y arrivera pas » à 100% en trois ans, selon Macron

Le président Emmanuel Macron a déclaré jeudi que la France ne parviendrait pas à se passer "à 100%" du glyphosate dans les trois...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président Emmanuel Macron a déclaré jeudi que la France ne parviendrait pas à se passer "à 100%" du glyphosate dans les trois ans comme il s'y est engagé, interrogé lors d'un débat-citoyen à Bourg-de-Péage (Drôme).

"Je sais qu'il y en a qui voudraient qu'on interdise tout du jour au lendemain. Je vous dis : un, pas faisable et ça tuerait notre agriculture. Et même en trois ans on ne fera pas 100%, on n'y arrivera, je pense, pas", a-t-il déclaré, encourageant les "productions alternatives" pour ne plus utiliser cet herbicide.

"Et de l'autre côté, il y en a qui ne voulaient pas bouger du tout. On a réussi à faire bouger beaucoup de gens", a-t-il ajouté.

Il a rappelé qu'un "contrat de confiance" allait être signé. "On va évaluer et on va aider ceux qui bougent", a-t-il assuré.

Le débat sur la potentielle dangerosité du glyphosate a été relancé récemment par l'annulation en justice d'une autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, herbicide à base de glyphosate.

"Il a été montré qu'il y a des doutes. Il n'y aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que c'était mortel", a affirmé Emmanuel Macron. Mais "à partir du moment ou je pense que c'est pas bon, j'ai envie qu'on s'en sépare".

"Il y a des secteurs où il y a des alternatives. Il faut au maximum avoir des alternatives non chimiques et en s'organisant autrement", a-t-il plaidé.

En novembre 2017, l'Union européenne avait renouvelé son homologation pour cinq ans, mais Emmanuel Macron s'est engagé à le bannir en France d'ici à 2021.

"L'Europe voulait nous remettre 15 ans d'autorisation. C'est parce que la France s'est battue qu'on a obtenu cinq ans" pour sortir du glyphosate dans l'UE, a-t-il souligné.

Les défenseurs de l'environnement ont critiqué le gouvernement pour avoir refusé d'inscrire dans la loi l'interdiction de ce pesticide.

Quelque 8.800 tonnes de glyphosate ont été vendues en France en 2017.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sortie du glyphosate: « On n’y arrivera pas » à 100% en trois ans, selon Macron
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

Sortie du glyphosate: « On n’y arrivera pas » à 100% en trois ans, selon Macron
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le