Sortie du nucléaire : Mélenchon et Jadot « ne vivent pas dans le même monde que nous », tacle Fabien Roussel
Invité ce mercredi matin de la matinale de Public Sénat spéciale présidentielle, « Bonjour chez vous », le candidat communiste à l’élection présidentielle, Fabien Roussel a passablement égratigné ses concurrents à gauche sur la question du nucléaire.

Sortie du nucléaire : Mélenchon et Jadot « ne vivent pas dans le même monde que nous », tacle Fabien Roussel

Invité ce mercredi matin de la matinale de Public Sénat spéciale présidentielle, « Bonjour chez vous », le candidat communiste à l’élection présidentielle, Fabien Roussel a passablement égratigné ses concurrents à gauche sur la question du nucléaire.
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« Je suis le seul à gauche à dire qu’il faut investir massivement dans la production d’énergies renouvelables, mais aussi dans le nucléaire. Je suis pour la création d’une filière dédiée pour former des CAP en nucléaire jusqu’à des ingénieurs ». Une nouvelle fois, Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle a mis l’accent sur ce qui le distingue de ses concurrents à gauche. En particulier Jean-Luc Mélenchon qui souhaite sortir du nucléaire à l’horizon 2045 et bien sûr, le candidat écologiste, Yannick Jadot connu pour ses positions anti-nucléaire.

Eoliennes offshore : « Je laisse à Jean-Luc Mélenchon et aux autres le soin de les défendre »

Sur le plateau de la matinale de Public Sénat, spéciale présidentielle, Fabien Roussel a déroulé une position qu’il veut pragmatique. « C’est important, parce que si nous voulons notre indépendance énergétique décarbonée à l’horizon 2050 et nous passer des énergies fossiles, il va falloir produire beaucoup d’électricité nucléaire décarbonée et stable. C’est pour ça qu’en Normandie, je préfère 1 000 fois investir dans deux réacteurs à Penly et arrêter d’investir dans des éoliennes offshores sur la mer qui vont empêcher les marins pêcheurs de développer leur activité et bousculer la biodiversité marine. Je laisse à Jean-Luc Mélenchon et aux autres le soin de défendre ce projet-là », a-t-il taclé.

Le député du Nord n’en reste pas là dans ses attaques à ses concurrents et poursuit sur les conséquences de la politique énergétique à venir sur le prix de l’électricité. « Mélenchon, les Verts tout ça, ils disent : on va isoler tous les bâtiments comme ça, on paiera moins cher d’électricité […] C’est faux. Les gens le voient bien. Ils mentent. Ils ne vivent pas dans le même monde que nous. Les gens savent bien que quand on isole sa maison, on consomme moins d’électricité mais on ne paye pas moins cher parce que le prix de l’électricité augmente ». Et d'ajouter : « Si on veut baisser le prix de l'électricité, il faut reprendre la main. Donc c'est fondamental d'investir dans le nucléaire. »

Le candidat communiste dit même avoir « honte » de Jean-Luc Mélenchon suite à ces propos tenus lors d'une meeting en décembre dernier. Le candidat de la France Insoumise avait évoqué les risques que représentent les centrales considérées comme des « cibles à portée de l’espace ». « On ne parle pas du nucléaire avec des propos comme ça, ce n’est pas sérieux », a-t-il critiqué.

Lutte contre la pollution : « Je ne veux pas que ça se fasse contre les catégories populaires »

Enfin, Fabien Roussel indique ne pas être contre les énergies renouvelables dans le mix énergétique. « Il en faut. Mais on ne va pas envahir la mer du Nord de parcs éoliens. Je laisse ça à Mélenchon et à Jadot ». En ce qui concerne, le candidat écologiste, Fabien Roussel lui reproche de faire une écologie « punitive ». « Moi, je me bats pour protéger la qualité de l’air et la pollution mais je ne veux pas que ça se fasse contre les catégories populaires. C’est facile quand on ne manque de rien, de dire aux gens qui n’ont rien, ce qu’ils doivent faire », a-t-il fustigé en pointant les zones à faibles émissions qui vont bientôt interdire l’accès aux voitures les, plus polluantes dans 45 métropoles. « C’est une punition », estime-t-il. Fabien Roussel propose à la place une prime à la conversion de 10 000 euros et les transports gratuits. « Les Verts ne veulent pas entendre parler de transports gratuits. C’est incroyable », conclut-il.

>> Lire aussi : Savoir-faire, mains d’œuvre, faisabilité… Les défis de la relance du nucléaire

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