« Soulèvement de la Terre » : le RN Thomas Ménagé dénonce une montée des violences « alimentée par les élus de la République »

Invité sur Public Sénat et LCP à réagir à la dissolution de ce collectif écologiste, le député RN Thomas Ménagé a salué ce vendredi 23 juin la décision du gouvernement. L’élu dénonce « une forme de terrorisme écologique » alimentée, selon lui, par certains élus de gauche.
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Après des semaines d’atermoiements, le décret de dissolution des « Soulèvements de la Terre » a été présenté en Conseil des ministres mercredi. Depuis le mois de mars, le gouvernement cherche à faire interdire ce collectif écologiste, qui rassemble une centaine d’associations, et qui a été à l’initiative de plusieurs rassemblements et actions émaillés par un certain nombre de violences. La gauche, et notamment Europe Ecologie Les Verts, dénonce une décision éminemment politique – il s’agit de la première association écologique interdite en France – et accuse le gouvernement « d’inaction climatique ». « Il faut avoir une ligne très claire avec tous les groupuscules », a commenté ce vendredi, au micro de l’émission « Parlement hebdo » sur Public Sénat et LCP, le député du Rassemblement national Thomas Ménagé. Cet élu rappelle d’ailleurs que le parti de Marine Le Pen a demandé la dissolution « de tous les groupuscules, d’extrême gauche et d’extrême droite, tels qu’ils soient ».

« Les Soulèvements de la Terre participent à l’écoterrorisme, à l’agribashing. Ils ont eu des comportements indignes avec ceux qui travaillent, se lèvent tôt, lorsqu’ils sont allés détruire des exploitations qui pourtant préparaient l’avenir et le progrès pour protéger notre environnement », rappelle Thomas Ménagé, qui se réfère au saccage de serres maraîchères dans la région nantaise le 11 juin.

« C’est une forme de terrorisme écologique, toutes les actions et tous les activistes écologiques qui ne respectent pas la loi, attaquent des structures, sont dans une forme de terrorisme », poursuit l’élu du Loiret. « À ma connaissance Les Soulèvements de la Terre n’ont pas dénoncé les violences, exclu les personnes concernées, ils n’ont même pas fait preuve d’une volonté de pacifier […]. Ils ont toujours accompagné leurs éléments violents », assure-t-il. « N’importe qui peut exprimer son rejet de la politique du gouvernement, mais cela se fait dans le respect de l’Etat de droit, dans le respect de nos institutions, pas avec violence. »

« Si ceux qui rédigent la loi, votent la loi, ne la respectent pas mais où va-t-on ? »

Thomas Ménagé accuse également une partie de la classe politique d’alimenter ce qu’il considère comme une forme de radicalisation du mouvement écologiste. « Il s’agit du premier mouvement écologiste dissous parce qu’aujourd’hui on assiste à une montée en puissance [des violences, ndlr] alimentée par les élus de la République, dont certains vont, avec leurs écharpes tricolores, accompagner, soutenir des personnes touchées par des interdictions de manifester. J’y vois plus largement la préfiguration, notamment si LFI arrive au pouvoir, d’une société où il n’y a plus d’Etat de droit où l’on ne respecte plus aucune règle », lâche-t-il. Et de conclure : « Si ceux qui rédigent la loi, votent la loi, ne la respectent pas mais où va-t-on ? ».

Les avocats des « Soulèvements de la Terre » ont indiqué leur intention de déposer un recours auprès du Conseil d’Etat pour contester la dissolution du collectif. Ils estiment que les arguments juridiques de l’exécutif ne peuvent pas tenir face à « un mouvement protéiforme » et global, qu’ils comparent au mouvement féministe.

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