Soupçons de financement libyen: audience jeudi sur le maintien en détention d’Alexandre Djouhri
Une audience est prévue jeudi à Londres sur le maintien ou non en détention de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, figure clef...

Soupçons de financement libyen: audience jeudi sur le maintien en détention d’Alexandre Djouhri

Une audience est prévue jeudi à Londres sur le maintien ou non en détention de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, figure clef...
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Une audience est prévue jeudi à Londres sur le maintien ou non en détention de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, figure clef de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de l'ex-président Nicolas Sarkozy en 2007.

Souffrant de problèmes cardiaques, Alexandre Djouhri se trouvait toujours mercredi à l'hôpital où "il reçoit un traitement lourd pour stabiliser son coeur", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Il doit subir jeudi une intervention chirurgicale cardiaque, selon cette source, et ne devrait donc pas être présent à l'audience.

Le nom de cet homme d'affaires de 59 ans était apparu notamment lors de la vente suspecte en 2009 d'une villa située à Mougins, sur la Côte d'Azur, à un fonds libyen. Il est soupçonné d'en avoir été, derrière plusieurs prête-noms, le véritable propriétaire et de l'avoir cédé à un prix surévalué, ce qui aurait pu permettre de dissimuler d'éventuels versements occultes.

Après avoir refusé de répondre aux convocations des juges, Alexandre Djouhri avait été arrêté en janvier à l'aéroport londonien d'Heathrow en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par la justice française.

Il avait été libéré une première fois après le paiement d'une caution d'un million de livres (1,13 million d'euros).

Fin février, il avait été remis en détention provisoire après qu'un second mandat d'arrêt européen eut été émis par la France. Les avocats de M. Djouhri avaient réclamé sa libération pour raisons médicales mais le 9 mars, la justice britannique avait décidé de le maintenir en détention, dans l'attente de l'examen de la demande d'extradition vers la France, prévue à partir du 9 juillet.

L'ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de détournement de fonds publics libyens" dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Il n'a pas le droit de se rendre en Libye ni de rencontrer neuf protagonistes de cette affaire, dont Alexandre Djouhri.

L'ancien chef de l’État dément ces accusations.

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