Soupçons de financement libyen: procès en 2019 pour Takieddine, poursuivi en diffamation
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, poursuivi en diffamation par Nicolas Sarkozy, devrait être jugé en septembre...

Soupçons de financement libyen: procès en 2019 pour Takieddine, poursuivi en diffamation

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, poursuivi en diffamation par Nicolas Sarkozy, devrait être jugé en septembre...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, poursuivi en diffamation par Nicolas Sarkozy, devrait être jugé en septembre 2019 pour avoir affirmé dans Mediapart avoir remis 5 millions d'euros d'argent libyen au camp de l'ancien chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen notamment pour "corruption passive" la semaine dernière dans l'affaire de soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007.

La 17e chambre du tribunal correctionnel a fixé jeudi cette audience au 26 septembre 2019, avec prolongation possible le 27 si deux dossiers dans lesquels l'ex-ministre Claude Guéant poursuit Ziad Takieddine et Mediapart pour les mêmes révélations devaient y être joints.

Toutefois, dans un autre procès en diffamation ayant opposé MM. Guéant et Takieddine en 2014, le tribunal avait décidé de surseoir à statuer en attendant l'issue de l'information judiciaire sur ces accusations de financement libyen de la campagne de 2007, ce qui pourrait se répéter l'an prochain si l'enquête n'est pas close.

Dans cette vidéo publiée le 15 novembre 2016 sur le site de Mediapart, accompagnée d'un article, le sulfureux homme d'affaires, présenté comme un intermédiaire dans les relations franco-libyennes, confiait avoir convoyé entre novembre 2006 et début 2007 "un total de cinq millions d'euros" dans des valises lors de trois voyages entre Tripoli et Paris. Des fonds qu'il aurait remis deux fois à Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, mais aussi à l'ancien chef de l'État lui-même.

Ces derniers avaient farouchement démenti ces allégations et annoncé des poursuites.

Ces révélations avaient suscité un vif retentissement en pleine campagne pour la primaire de la droite, dont Nicolas Sarkozy avait été éliminé dès le premier tour.

L'audience de jeudi s'est déroulée dans un climat assez tendu, l'avocat de M. Sarkozy, Thierry Herzog, reprochant notamment à l'un des juges de sourire alors que le tribunal lui donnait tort sur un point de la procédure, avant que le procureur ne souligne que "ce genre de prise à partie" d'un magistrat n'était guère opportune.

M. Sarkozy est mis en examen depuis jeudi dernier pour "recel de détournements de fonds publics libyens", "financement illégal de campagne électorale" et "corruption passive" dans l'enquête tentaculaire sur des soupçons de financement de sa campagne de 2007 par le régime libyen de Mouammar Kadhafi, décédé en 2011.

Ziad Takieddine est mis en examen pour "complicité de corruption et de trafic d'influence actifs et passifs".

Partager cet article

Dans la même thématique

Soupçons de financement libyen: procès en 2019 pour Takieddine, poursuivi en diffamation
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Soupçons de financement libyen: procès en 2019 pour Takieddine, poursuivi en diffamation
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Soupçons de financement libyen: procès en 2019 pour Takieddine, poursuivi en diffamation
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le