Soupçons de fraude fiscale: levée d’immunité parlementaire demandée pour Thierry Solère
Le parquet de Nanterre a demandé la semaine dernière la levée de l'immunité du député LREM Thierry Solère, soupçonné de fraude...

Soupçons de fraude fiscale: levée d’immunité parlementaire demandée pour Thierry Solère

Le parquet de Nanterre a demandé la semaine dernière la levée de l'immunité du député LREM Thierry Solère, soupçonné de fraude...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le parquet de Nanterre a demandé la semaine dernière la levée de l'immunité du député LREM Thierry Solère, soupçonné de fraude fiscale, une demande relayée par l'intéressé lui-même qui souhaite "être entendu" dans cette affaire, ont indiqué des sources concordantes lundi, confirmant une information du JDD.

L'élu des Hauts-de-Seine fait l'objet depuis 2016 d'une enquête préliminaire menée par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), après une plainte déposée par Bercy à la suite d'informations parues dans Mediapart.

Contacté par l'AFP, M. Solère a indiqué avoir lui-même envoyé en parallèle un courrier à François de Rugy, président de l'Assemblée, pour lui demander sa levée d'immunité.

"Je demande depuis un an à être entendu dans cette enquête! Et je ne souhaite pas m'abriter derrière cette immunité", a-t-il précisé.

Les faits dont on le soupçonne remontent à 2010-2013, alors qu'il était conseiller régional LR d'Ile-de-France et lieutenant de Bruno Le Maire.

L'élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, "cumulant (...) son mandat parlementaire avec un poste (...) qui lui rapporte 12.000 euros par mois", avait révélé Mediapart en septembre 2016.

A l'été 2017, Le Canard enchaîné mentionnait lui aussi dans ses colonnes que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Un "oubli" qui lui avait valu "une saisie arrêt sur salaire", selon l'hebdomadaire.

L'élu, qui présidait la commission d'organisation de la primaire à droite en vue de la présidentielle, avait expliqué avoir "fait l'objet d'un contrôle classique, au lendemain de (son) élection à l’Assemblée nationale en 2012, lié à (ses) activités de profession libérale exercées à l'époque".

"Ce contrôle s’est terminé il y a deux ans" et "l'administration ne m’a évidemment pas appliqué la pénalité de 80% qui sanctionne la fraude fiscale", avait-il souligné.

"Je n'ai commis aucun délit fiscal. Je suis parfaitement à jour de tous mes impôts et la Haute autorité pour la transparence de la vie politique m'a donné quitus de ma déclaration en date du 2 juin 2015", ajoutait l'élu LR (passé depuis dans les rangs macronistes).

Il s'était alors dit "victime du cabinet noir de l'Elysée" -François Hollande étant président-, la primaire de la droite et du centre étant "sa cible".

Partager cet article

Dans la même thématique

Découvrez la nouvelle composition du Sénat, après la formation des groupes politiques
3min

Politique

Découvrez la nouvelle composition du Sénat, après la formation des groupes politiques

Les groupes politiques du Sénat ont présenté la liste de leurs nouveaux membres lundi soir, un peu plus d’une semaine après les élections sénatoriales. Les centristes deviennent la deuxième force politique du palais, après LR. Les Indépendants de Claude Malhuret (Horizons) reculent sensiblement, après plusieurs départs.

Le

Soupçons de fraude fiscale: levée d’immunité parlementaire demandée pour Thierry Solère
2min

Politique

Loi « casseurs-payeurs » : « Si les élèves doivent payer toute leur vie, ça me va », indique Edwige Diaz (RN)

Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la sénatrice RN, présidente du groupe Union nationale pour les territoires, Edwige Diaz a fustigé la « bordélisation » et ce qu’elle estime être une « récupération politique » de La France insoumise du mouvement lycéen. Elle s’est par ailleurs montrée très ferme sur le principe du « casseurs-payeurs » au cœur d’un projet de loi bientôt examiné au Sénat.

Le

FRANCE – MEETING URGENCE PALESTINE AND JEUNE GARDE
4min

Politique

« Aucune société ne peut se fâcher avec sa jeunesse » : devant les étudiants d’HEC, Jean-Luc Mélenchon apporte son soutien au mouvement lycéen 

Invité d’HEC dans le cadre d’un débat organisé par les étudiants de l’école, en partenariat avec Public Sénat, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le mouvement lycéen qui traverse actuellement la France. Dans le contexte du mouvement lycéen, le candidat à l’élection présidentielle dénonce « l’infâme système médiatique » qui veut se « débarrasser » de lui.

Le

Soupçons de fraude fiscale: levée d’immunité parlementaire demandée pour Thierry Solère
2min

Politique

HEC Débats – Public Sénat : l'entretien avec Jean-Luc Mélenchon

Candidat pour la quatrième fois à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est l'invité d'HEC Débats ce lundi 5 octobre, en partenariat avec Public Sénat. Programme économique, jeunesse, mobilisation lycéenne, présidentielle 2027 : une rencontre animée par les étudiants, à suivre en direct sur publicsenat.fr et sur YouTube.

Le