Soutien au nouveau gouvernement ? « Je suis plutôt proche de Michel Barnier. Ce n’est pas une décision que je vais prendre seul », explique le député Horizons Laurent Marcangeli

Sur le plateau de Bonjour Chez Vous, Laurent Marcangeli, député de Corse-du-Sud, a indiqué ne pas être opposé à l’idée de travailler avec Michel Barnier, mettant en avant leur proximité politique. Toutefois, il a souligné que la décision finale se fera collectivement et sera annoncée par le président du parti, Edouard Philippe.
Camille Romano

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Soutenir ou même rejoindre le gouvernement de Michel Barnier ? Sur le plateau de Public Sénat, le président des députés Horizons Laurent Marcangeli a semblé prêt à franchir le pas, même s’il l’a répété : « Ce n’est pas une décision [qu’il prendra] seul ».

Lors des journées parlementaires du parti organisées à Reims, les parlementaires français et européens mais aussi le bureau politique d’Horizons, devront débattre de l’opportunité de soutenir voire de rejoindre le gouvernement Barnier. Le Premier ministre doit également faire une apparition pour le déjeuner, ultime geste en direction de la formation philippiste.

Quelques jours après avoir échangé avec Michel Barnier, aux côtés d’Edouard Philippe, le président d’Horizons et de Claude Malhuret, chef de file des sénateurs, le député de Corse-du-Sud n’a pas caché être favorable à travailler avec le nouveau Premier ministre : « Je ne vais pas faire de mystère : au regard de mon parcours politique, je suis plutôt proche de ce que peut faire Michel Barnier. Ce n’est pas une décision que je vais prendre seul, c’est une décision que nous prendrons collectivement », a expliqué Laurent Marcangeli.

La décision finale pour Edouard Philippe

A titre personnel, l’élu corse semble convaincu par son échange avec Michel Barnier : « Nous l’avons écouté, nous avons expliqué ce que nous pensons devoir faire pour notre pays, pour éviter une crise et un blocage de nos institutions », a-t-il résumé. « C’est un homme apaisé, malgré la difficulté de la tâche. Ce n’est pas un apaisement feint. […] C’est quelqu’un qui a de l’expérience, du vécu, tant au niveau national qu’international, donc c’est déjà rassurant. J’en ressors confiant, au regard des objectifs qu’il se fixe, des grandes idées qui sont les siennes. J’ai retenu et qui m’a profondément touché, […] c’est avoir de la considération pour les gens, le fait de respecter les gens quelles que soient leurs opinions et leurs choix. Je crois que cela va être une clé de sa réussite ».

Rejoindra-t-il à titre personnel le futur gouvernement formé par Michel Barnier ? Sur la question, l’élu botte en touche : « J’appartiens à un collectif, et ma personne passe après. J’ai toujours essayé d’être utile là où je suis. »

S’il a insisté tout au long de son entretien avec Oriane Mancini sur l’importance d’une décision « collective », il a toutefois indiqué que l’annonce de la décision finale, si ce n’est la décision finale, reviendra au président du parti et lointain prédécesseur de Michel Barnier, Edouard Philippe. « Nous allons travailler là-dessus, nous allons échanger et discuter. Mais je suis attaché à une certaine forme de hiérarchie : à Horizons, il y a un patron, il s’appelle Edouard Philippe, c’est aussi simple que cela. » Le député corse a admis avoir échangé avec le maire du Havre sur sa position, mais refuse de la dévoiler : « Il m’a dit des choses, mais s’il souhaite le dire à un plus grand nombre, j’attends qu’il le fasse, et il le fera probablement demain ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Soutien au  nouveau gouvernement ? « Je suis plutôt proche de Michel Barnier. Ce n’est pas une décision que je vais prendre seul », explique le député Horizons Laurent Marcangeli
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le