Soutien de Raffarin à Macron: « clarification nécessaire » pour LR
"Clarification nécessaire": plusieurs membres des Républicains (LR) ont regretté mardi le soutien de l'ancien Premier ministre...

Soutien de Raffarin à Macron: « clarification nécessaire » pour LR

"Clarification nécessaire": plusieurs membres des Républicains (LR) ont regretté mardi le soutien de l'ancien Premier ministre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Clarification nécessaire": plusieurs membres des Républicains (LR) ont regretté mardi le soutien de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à Emmanuel Macron pour les élections européennes, Jean-François Copé accusant de son côté Laurent Wauquiez de jeter des "anathèmes".

"La clarification était nécessaire", a réagi sur France Inter François-Xavier Bellamy, tête de liste LR pour les européennes. "Il faut aller au bout de sa démarche, il me semblerait normal qu'il rejoigne LREM mais il n'y a aucun jugement moral".

L'ancien Premier ministre (2002-2005) de Jacques Chirac, a annoncé son soutien à Emmanuel Macron pour les élections européennes, dans un entretien publié lundi soir par Le Figaro, après la publication par le président d'une tribune fixant les grandes lignes de son projet pour les européennes.

C'est "tout sauf une surprise", pour l'eurodéputé LR Brice Hortefeux. Mais "comprendre sa position devient de plus en plus difficile: il veut rester aux Républicains mais appelle à voter pour une liste contre les Républicains".

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy "regrette (que M. Raffarin) ne vienne pas présenter sa position dans sa famille, ça aurait été amical et utile".

Le président de LR Laurent Wauquiez avait écrit à M. Raffarin pour lui demander de venir s'exprimer devant le bureau politique de LR, instance dont il est membre de droit en tant qu'ancien Premier ministre.

Théoricien de la droite "constructive" après l'élection d'Emmanuel Macron, M. Raffarin assure que son soutien au chef de l'Etat pour les européennes n'est "pas un choix de politique intérieure" et plaide pour un "Epinay de la droite et du centre" après le scrutin.

"Tout cela est parti de la lettre comminatoire" de Laurent Wauquiez, a jugé Jean-François Copé, ancien président de l'UMP sur Public Sénat. "Ce n'est pas sûr que ce soit génial de jeter l’anathème sur des personnalités plus centristes", a-t-il ajouté.

De son côté, l'eurodéputée LR Nadine Morano "regrette" ce "choix". Selon elle, "M. Raffarin a besoin d'être dans les petits papiers du président et donc accepte les situations creuses et le chaos dans lequel est la France aujourd'hui".

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le