Soutien de Valls à Macron: Hamon dénonce une « grande faillite morale »
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon a dénoncé jeudi "une grande faillite morale des élites", et un ...

Soutien de Valls à Macron: Hamon dénonce une « grande faillite morale »

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon a dénoncé jeudi "une grande faillite morale des élites", et un ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon a dénoncé jeudi "une grande faillite morale des élites", et un "manque absolu de cohérence", après la décision de Manuel Valls de soutenir Emmanuel Macron.

"Commencer à pointer (le) risque (du Front national) en ne respectant pas le verdict des urnes, en ne respectant pas soi-même la démocratie, c'est cela le symbole le plus lourd. Ce n'est pas tant le manque de loyauté à mon égard -objectivement je ne m'attendais pas à grand chose de la part de Manuel Valls-, mais c'est l'acte qui consiste à ne pas respecter la démocratie pour combattre, quoi ?, un péril démocratique. J'y vois là un manque absolu de cohérence et une démonstration d'une grande faillite morale des élites politiques françaises", a fustigé M. Hamon sur France Info.

"C'est le peuple de gauche qui m'a donné une légitimité, et c'est pour cela, parce qu'ils m'ont donné la vie, que personne ne me la reprendra, de ces caciques qui aujourd'hui veulent choisir en fonction de leurs petites rentes politiques", a poursuivi le vainqueur de la primaire PS élargie.

Le candidat socialiste s'est aussi interrogé sur le fait que M. Valls se dise prêt, dans le Nouvel Obs, à "chercher à trouver des compromis avec la droite parlementaire", en cas de victoire de François Fillon.

"C'est-à-dire qu'il conçoit des compromis avec François Fillon, mais pas avec Benoît Hamon, ça en dit long! La gauche de gouvernement, je l'incarne mais dans +gauche de gouvernement+, il y a gouvernement, exercice du pouvoir, mais gauche aussi", a souligné ce député socialiste des Yvelines et ancien ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Soutien de Valls à Macron: Hamon dénonce une « grande faillite morale »
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le