Angela Merkel, qui se prépare à un quatrième mandat en Allemagne, a apporté vendredi un soutien prudent aux projets de Paris pour réformer la...
Soutien prudent de Merkel aux projets de réforme de Macron en zone euro
Angela Merkel, qui se prépare à un quatrième mandat en Allemagne, a apporté vendredi un soutien prudent aux projets de Paris pour réformer la...
Par Marc PRÉEL
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Angela Merkel, qui se prépare à un quatrième mandat en Allemagne, a apporté vendredi un soutien prudent aux projets de Paris pour réformer la zone euro et appuyé sans réserve ceux aujourd'hui menés en France.
La chancelière s'est exprimée à l'occasion de la visite à Berlin du Premier ministre français Édouard Philippe, venu notamment préparer le terrain aux réformes que le président Emmanuel Macron entend initier en zone euro et dont il compte présenter le détail juste après les élections législatives allemandes du 24 septembre.
"Nous devons certainement renforcer la gouvernance de la zone euro", a dit à la presse Angela Merkel à propos des idées françaises sur la création d'un budget, d'un ministre des Finances ou encore d'un Parlement propre aux pays de l'Union monétaire.
"Mais pour moi ce qui est important c'est que le vocabulaire avancé - gouvernement de la zone euro, ministre européen des Finances, budget - soit aussi doté d'un contenu", a averti la chancelière.
Car derrière l'ouverture affichée par Berlin, les visions des deux pays divergent encore dans le détail.
Là où la France aimerait que ces nouveaux mécanismes soient notamment mis au service d'une politique d'investissement ambitieuse pour soutenir la croissance et des secteurs d'activité stratégiques en Europe, Berlin se méfie de tout ce qui pourrait ressembler à une mutualisation de dettes et insiste pour une surveillance stricte des déficits publics.
- Pas de 'mutualisation' -
Mme Merkel a ainsi insisté sur l'idée allemande de créer une sorte de "Fonds monétaire européen" à partir de l'organisme chargé aujourd'hui de gérer les plans d'aides financiers aux pays de la zone euro en difficulté. Or, dans l'esprit du gouvernement allemand, ce mécanisme doit permettre d'instaurer en particulier une surveillance plus stricte des politiques budgétaires des pays sous assistance, que ne le fait aujourd'hui la Commission européenne.
La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre français Edouard Philippe à Berlin, le 15 septembre 2017.
AFP
Sur la mutualisation de dettes, la chancelière a aussi fermement réitéré son refus. "Sur ce point de principe, rien ne change", a-t-elle dit dans une interview à paraître samedi dans le groupe de presse régional allemand Funke et dans Ouest-France.
Néanmoins, Angela Merkel a dit à Berlin ne "pas avoir de doute que nous trouverons des solutions communes avec la France" une fois le futur gouvernement allemand constitué.
Sa composition aura du reste un impact sur l'attitude finale de Berlin sur le sujet. Si le parti libéral allemand (centre-droit) entre dans la future coalition, cela pourrait compliquer les négociations avec Paris. Ce mouvement est opposé aux projets de réforme d'Emmanuel Macron.
Le Premier ministre français a souligné pour sa part l'importance de donner un nouveau souffle au projet européen.
"Nous avons le sentiment que quelque chose est en train de se jouer, que nous vivons un moment très particulier de l'Histoire de l'Europe, que nous pouvons réussir ou échouer", a-t-il dit, en appelant à "accélérer les choses" et à les "transformer".
- 'Légitimité incroyablement forte' -
Angela Merkel a dans le même temps apporté un soutien franc aux projets de réforme sociale controversés menés en France par Emmanuel Macron et qui sont suivis avec beaucoup d'intérêt en Allemagne.
"J'estime qu'il est très significatif qu'Emmanuel Macron ait dit durant la campagne électorale quelles réformes il souhaitait et dans quel délai et que de ce fait il existe une légitimité incroyablement forte" pour les mener à bien, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin.
Toute cela "constitue une très, très bonne base" pour la suite en France, a-t-elle ajouté, en dépit de la contestation dans la rue dans le pays des projets de réforme et alors que certains opposants accusent Paris de se plier à un diktat de Berlin sur le sujet.
"Je ne crois pas que les Français souhaitent le blocage, je pense qu'ils souhaitent le mouvement", lui a fait écho Édouard Philippe.
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