Commission d’enquête sur la souveraineté numérique, projet de loi anti-gaspillage, débat sur l’immigration : voici un aperçu de la rentrée qui attend les sénateurs.
Souveraineté numérique, anti-gaspi, immigration : le programme de la rentrée du Sénat
Commission d’enquête sur la souveraineté numérique, projet de loi anti-gaspillage, débat sur l’immigration : voici un aperçu de la rentrée qui attend les sénateurs.
Le projet de loi anti-gaspillage, premier texte de la rentrée
La secrétaire d'Etat Brune Poirson dans la nouvelle usine de traitement des déchets inaugurée dans le XVIIe arrondissement à Paris en juin 2019
AFP/Archives
Les débats dans l’hémicycle vont reprendre le mardi 24 septembre, avec l’examen du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, qui devrait durer trois jours. Ce projet de loi fixe notamment l’objectif de recycler 100% des plastiques en 2025 (contre 55% actuellement). Le Premier ministre Edouard Philippe a d’ailleurs fait sa rentrée autour de ce texte, de manière à insister sur l’ambition écologique du gouvernement.
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Des migrants afghans échangent dans la cour de leur centre d'hébergement de Forges-les-Bains (région parisienne) le 28 août 2018, peu avant la fermeture du lieu
AFP
La première semaine d’octobre sera une semaine de contrôle parlementaire. Elle sera principalement marquée par le débat sur la politique migratoire de la France et de l’Europe, que le président de la République avait promis dans ses mesures concluant le Grand débat national. La déclaration du gouvernement sera suivie par une intervention de chaque groupe parlementaire.
D’autres débats sont prévus, beaucoup s’inscrivant dans le prolongement de rapports parlementaires : la sécurité des ponts, les violences sexuelles sur les mineurs dans les institutions, l’intelligence artificielle ou encore l’adaptation de la France au dérèglement climatique d’ici 2050.
Une proposition de loi contre les entraves aux libertés
Les sénateurs examineront également une proposition de loi de Jean-Noël Cardoux (LR) ayant pour objet de « réprimer les entraves à l’exercice des libertés ». Sont visés par exemple les blocus, les interruptions d'évènements, ou encore les invasions de terrain.
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La rentrée au palais du Luxembourg verra par ailleurs les débuts du scrutin électronique : une session de formation est prévue pour les parlementaires.
Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.
Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone pour Public Sénat et la presse régionale, les courbes se croisent : le leader de La France insoumise gagne deux points et passe devant l'ancien Premier ministre. Au centre, Édouard Philippe, pourtant fragilisé, reste de loin le mieux placé face à Gabriel Attal.