Stanislas Guerini : « Je suis favorable aux tests PCR payants »
Invité de la matinale de Public Sénat, le délégué général de la République en marche s’est prononcé en faveur de « la vaccination obligatoire des soignants, aux tests PCR payants et pour une étendue du pass sanitaire ». Stanislas Guerini est également revenu sur le renouvellement de son parti dont il souhaite conserver la direction après l’élection présidentielle.

Stanislas Guerini : « Je suis favorable aux tests PCR payants »

Invité de la matinale de Public Sénat, le délégué général de la République en marche s’est prononcé en faveur de « la vaccination obligatoire des soignants, aux tests PCR payants et pour une étendue du pass sanitaire ». Stanislas Guerini est également revenu sur le renouvellement de son parti dont il souhaite conserver la direction après l’élection présidentielle.
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« On doit préparer la rentrée. Il faut prendre des décisions maintenant. Je suis favorable à ce qu’on puisse avancer sur les questions de la vaccination obligatoire pour les soignants, de rendre les tests PCR payants et d’étendre l’usage du Pass vaccinal ».

Le patron du parti présidentiel est catégorique : « Ce qui serait difficilement compréhensible, c’est que les personnes qui se sont tant engagées depuis le début de la crise sanitaire, puissent répandre le virus. Je suis donc favorable à la vaccination des soignants ».

Car pour Stanislas Guerini, « il ne faut pas se tromper de combat ». « La vraie liberté est celle d’aller au restaurant, au cinéma, de voir ses amis. On doit donc donner la possibilité à tout le monde de continuer à se faire tester soit à se faire vacciner. Le passage en tests payants aura un effet sur les comportements, suffisamment fort pour se dire oui cela vaut le coup », a-t-il ajouté.

« Notre pays a besoin de réformes »

Sur les réformes à venir, le délégué général de la République en marche veut « continuer à avancer ». « Je suis dans le camp de l’intérêt général. Notre pays a besoin de réformes. Le statu quo n’est pas une option. Je suis pour profiter de réformer dans cette fin de quinquennat », a-t-il lancé.

Il a aussi fait référence « au rendez-vous manqué avec l’histoire » concernant le projet de loi constitutionnel sur le climat. « Le Président a voulu être fidèle à l’ambition des citoyens dans la Convention Citoyenne pour le Climat. Le Sénat a décidé de tout détricoter », a-t-il regretté.

Stanislas Guerini : "Ce n'est pas vrai de dire qu'En Marche est un mouvement inactif"
01:32

 

« Je n’ai pas adhéré aux propos de François Patriat »

Enfin sur son parti, critiqué pour son fonctionnement interne par plusieurs soutiens de poids d’Emmanuel Macron, comme François Patriat, le président du groupe LREM-RDPI au Sénat ou encore le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui demande « moins de visios et plus de bistrots », Stanislas Guerini a voulu calmer le jeu.

« Cela n’a échappé à personne qu’on sort d’un an de crise sanitaire et qu’on aurait tous aimé faire des réunions au bistrot. Justement les marcheurs ne sont pas les derniers à vouloir se réunir. Il y a une force militante à la République en marche qui est présente. J’ai eu l’occasion de le dire à François Patriat. Je n’ai pas adhéré à ses propos, car ce n’est pas vrai de dire qu’il n’y a personne et que c’est un mouvement inactif. Pour les élections intermédiaires, il y avait 60 000 personnes à mener campagne sur le terrain et vous verrez qu’ils seront beaucoup plus lors de l’élection présidentielle ».

« Mon souhait est de rester à la tête d’En Marche »

Concernant le renouvellement des instances dirigeantes du parti, pour son patron, « l’intérêt collectif, c’est de faire les élections du délégué général au lendemain de l’élection présidentielle. Nous avons besoin de faire bloc et d’être disciplinés. Je ne me pose pas la question de remettre en cause mon mandat », a-t-il expliqué. Avant de conclure : « C’est mon souhait aujourd’hui de rester à la tête du mouvement ».

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