Stations de ski : 58 sénateurs demandent à être reçus par Emmanuel Macron
Un collectif d’élus de la montagne adresse une demande d’audience au président de la République pour faire part de leur inquiétude sur la fermeture des remontées mécaniques. Comme eux, les associations départementales de maires fulminent contre le report de l’ouverture des stations à la mi-janvier.

Stations de ski : 58 sénateurs demandent à être reçus par Emmanuel Macron

Un collectif d’élus de la montagne adresse une demande d’audience au président de la République pour faire part de leur inquiétude sur la fermeture des remontées mécaniques. Comme eux, les associations départementales de maires fulminent contre le report de l’ouverture des stations à la mi-janvier.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Lorsque l’essentiel est en jeu, les montagnards s’expriment d’une seule voix ! », se félicite le sénateur de Savoie, Cédric Vial, dans un courrier adressé au président de la République. A l’origine de l’initiative, le sénateur LR, avec 57 de ses collègues, demande une audience à Emmanuel Macron afin de l’entretenir de ses inquiétudes concernant le report de la fermeture des remontées mécaniques, ils craignent une « stigmatisation des stations de montagne ».

Au Sénat, la mobilisation est forte sur le sujet et mardi encore Cyril Pellevat, sénateur LR de la Haute-Savoie, dénonçait « une atteinte aux libertés fondamentales » (lire ici). Aujourd’hui, le collectif veut sensibiliser le chef de l’Etat à une situation qui provoque « beaucoup d’incompréhension et dont les conséquences n’ont visiblement pas toutes été appréhendées ».

C’est pourtant Emmanuel Macron qui, le mardi 24 novembre, a douché les espoirs des acteurs de la montagne en affirmant, malgré une concertation en cours, qu’il lui semblait « impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes ». Une reprise de l’activité lui faisant craindre que les accidentés du ski viennent engorger des hôpitaux déjà sous tension avec la crise sanitaire. Suscitant raillerie et colère, le Premier ministre a ensuite annoncé que les stations de sports d’hiver seront autorisées à ouvrir à Noël, mais pas leurs remontées mécaniques (lire ici).

« La diversité des situations doit être prise en compte et les décisions doivent s’appuyer sur des éléments factuels pour être comprises. Nous n’en sommes pas encore arrivés là ! », écrit pour sa part Jean-Michel Arnaud, sénateur des Hautes-Alpes dans la lettre au Président.

Dans le même temps, les présidents des associations départementales des maires ont publié un communiqué au vitriol. « Pendant plusieurs semaines, les élus locaux et les professionnels de la montagne et du tourisme ont travaillé de concert à l’élaboration d’un protocole sanitaire rigoureux permettant d’accueillir le public en toute sécurité, dans le respect des règles imposées par le contexte sanitaire actuel. Un travail balayé par une décision hâtive », s’indignent-ils.

Tous espèrent un revirement le 11 décembre prochain, date de la prochaine rencontre gouvernementale avec les acteurs de la montagne. Les présidents d’associations des maires préviennent qu’en l’absence d'une réponse concrète, ils se réservent « le droit de s’associer à toute démarche, y compris juridique » pour préserver les intérêts des professionnels concernés. « Le ski, c’est 120 000 emplois directs ou indirects et près de 10 milliards d’euros de retombées dans nos vallées », insiste le sénateur des Alpes Maritimes, Philippe Tabarot.

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le