Statuettes du IIIe Reich chez Jean-Marie Le Pen: du « fétichisme nazi »
Le député FN du Gard, Gilbert Collard, a qualifié jeudi de "fétichisme nazi" la présence, dans le bureau du cofondateur du FN...

Statuettes du IIIe Reich chez Jean-Marie Le Pen: du « fétichisme nazi »

Le député FN du Gard, Gilbert Collard, a qualifié jeudi de "fétichisme nazi" la présence, dans le bureau du cofondateur du FN...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député FN du Gard, Gilbert Collard, a qualifié jeudi de "fétichisme nazi" la présence, dans le bureau du cofondateur du FN Jean-Marie Le Pen, de deux statuettes inspirées d'oeuvres d'un sculpteur du Troisième Reich.

M. Le Pen, qui a présidé le Front national de 1972 à 2011, "a un problème complètement névrotique avec cette période. On est dans l'ordre d'une pathologie historique pour garder chez soi des statuettes qui ont été fabriquées (...) par le sculpteur d'Hitler. Il faut être complètement fétichiste", a déclaré M. Collard à l'émission "Questions d'info" LCP-Le Point-AFP.

"C'est un fétichisme nazi", a-t-il ajouté.

"Comment on peut avoir chez soi ce genre de statues? Moi je les fous à la poubelle", a encore affirmé le député.

Mais ces objets ne décrédibilisent pas le FN, car le parti tel qu'il existait quand M. Le Pen l'a cofondé "n'existe plus", a estimé M. Collard.

Deux statuettes représentant deux jeunes hommes nus portant l'une un glaive, l'autre une torche ornent une cheminée du manoir de Montretout près de Paris, où M. Le Pen a installé ses bureaux. Elles sont des reproductions de deux oeuvres d'Arno Breker, sculpteur attitré du Troisième Reich, selon le critique d'art François Jonquet cité par le Canard Enchaîné paru mercredi.

Les sculptures originales, qui mesuraient 3,50 m, se trouvaient dans la cour d'honneur de la chancellerie du Reich et ont été détruites par l'Armée rouge en 1945.

Les statuettes sont visibles sur des images de l'émission Quotidien de TMC diffusées le 23 février.

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le

Paris Students and Police face to face
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : le recours aux gardes à vue est-il justifié ?

Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.

Le