Statut des collaborateurs parlementaires: une intersyndicale reçue par El Khomri
La ministre du Travail Myriam El Khomri a reçu mercredi une intersyndicale des collaborateurs parlementaires qui réclame "un...

Statut des collaborateurs parlementaires: une intersyndicale reçue par El Khomri

La ministre du Travail Myriam El Khomri a reçu mercredi une intersyndicale des collaborateurs parlementaires qui réclame "un...
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La ministre du Travail Myriam El Khomri a reçu mercredi une intersyndicale des collaborateurs parlementaires qui réclame "un statut professionnel" et la procédure du licenciement pour motif économique en fin de mandat, selon un communiqué des syndicats.

Bien qu'il ne s'agisse pas de son "domaine strict de compétence", la ministre avait demandé fin mars aux assemblées de définir "un cadre identique" pour les collaborateurs parlementaires, estimant que "le droit du travail ne doit pas s'arrêter aux portes du Parlement", dans le sillage des affaires Fillon et Le Roux.

D'après l'intersyndicale CFTC-CFE-CGC-CGT-FO-Solidaires-UNSA, qui salue avec ce rendez-vous sollicité au ministère "une nouvelle étape pour la reconnaissance des droits des collaborateurs parlementaires", "la ministre a réaffirmé son soutien à la négociation devant aboutir à des accords professionnels dans les assemblées, puis à terme à une convention collective".

Mme El Khomri a aussi "expressément demandé à la Direction Générale du Travail d'apporter une réponse précise aux syndicats des collaborateurs parlementaires d'ici la fin de la semaine prochaine, notamment sur la légitimité de la procédure de licenciement pour motif économique en fin de mandat", poursuit le communiqué.

La ministre est candidate investie par le PS pour les élections législatives à Paris.

Les syndicats revendiquent le cadre des licenciements économiques, plus protecteur, en lieu et place des licenciements pour motif personnel comme jusqu'alors.

Quelque 2.000 collaborateurs travaillent à l'Assemblée nationale, 1.000 au Sénat.

A l'occasion des élections législatives de juin et sénatoriales de septembre, quelque 1.300 d'entre eux risquent d'être licenciés en raison du renouvellement des assemblées.

"Ni privilèges, ni passe-droits, nous ne demandons rien d'autre que l'application du droit commun à notre profession", avait lancé l'intersyndicale en annonçant cette rencontre rue de Grenelle. Plusieurs dizaines de collaborateurs ont participé à une "marche" pour s'y rendre, depuis le Palais-Bourbon voisin, selon une source syndicale.

La première réunion d'un groupe de travail notamment sur le statut des collaborateurs décidé à l'initiative du président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), prévue fin mars à l'Assemblée, a été reportée au motif de l'absence annoncée de représentants de l'opposition de droite.

Elle pourrait se tenir après le second tour de la présidentielle.

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