Stéphane Le Foll, candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, entend maintenir sa candidature malgré la réélection d’Olivier Faure, soutien d’Anne Hidalgo, à la tête du parti. Le but : affirmer la présence de la famille socialiste et définir une ligne politique dans un débat, qui n’aura vraisemblablement pas lieu.
Stéphane Le Foll maintient sa candidature face à Anne Hidalgo
Stéphane Le Foll, candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, entend maintenir sa candidature malgré la réélection d’Olivier Faure, soutien d’Anne Hidalgo, à la tête du parti. Le but : affirmer la présence de la famille socialiste et définir une ligne politique dans un débat, qui n’aura vraisemblablement pas lieu.
Stéphane Le Foll n’est pas dupe, il sait que le Parti socialiste considère sa candidature comme « anecdotique ». Il sait bien, aussi, que la candidate du Parti socialiste à l’élection présidentielle sera Anne Hidalgo. Pour autant, il n’est pas question pour lui de se retirer : « Je vais maintenir ma candidature, car il n’est pas question d’avoir demandé un débat à Anne Hidalgo et de se retirer au moment où il y aura un vote avec une issue probable, compte tenu du dernier congrès. Je déposerai ma candidature par principe et il y aura un vote. »
Il y aura donc bien un vote, comme il en a été décidé au congrès du congrès du Parti socialiste à Villeurbanne, mais pas de débat entre les candidats. Or, on l’a bien compris, le but de Stéphane Le Foll était plutôt d’imposer des thèmes et une stratégie politique au sein d’un débat partisan que de véritablement se lancer dans la course à l’Elysée. Au-delà du principe, à quoi bon, donc, maintenir sa candidature au nom d’un débat – sans lequel le Parti socialiste signait son arrêt de mort d’après lui – qui n’aura vraisemblablement pas lieu ?
« Il faut affirmer le fait qu’on est socialiste »
Formellement le combat de Stéphane Le Foll semble être celui de la définition d’une véritable « ligne politique » du parti, perdue depuis le congrès d’Aubervilliers de 2018 d’après lui. Ce n’est donc pas la candidature d’Anne Hidalgo en soi qui est problématique. La maire de Paris « a toute légitimité pour être candidate » d’après Stéphane Le Foll. Simplement, celui qui « attend son programme » pour pouvoir le comparer au sien, critique une « forme d’indéfinition totale » chez la candidate.
On sent tout de même que ce n’est pas seulement « l’indéfinition » qui gêne le maire du Mans, mais aussi la proximité d’Anne Hidalgo avec les Verts. « Tous ses soutiens disent qu’ils veulent parler avec les écologistes » lance Stéphane Le Foll, « si on est écologiste, il y a déjà une candidature, il faut déjà affirmer le fait qu’on est socialiste. » Le maire du Mans veut croire en la force de la « social-démocratie » en s’appuyant sur les exemples allemands, espagnols ou portugais : « Là-bas on ne pense pas que l’écologie doit être le prolongement politique de la social-démocratie. »
Pour l’ancien ministre de l’Agriculture, la fracture avec les écologistes est profonde, comme sur l’agriculture biologique par exemple : « J’entends certains écologistes qu’il faut tout convertir au bio, mais quand vous êtes en bio aujourd’hui vous avez des pertes de rendement entre 40 ou 70 % en production. Donc pour arriver à dégager un revenu, il vous faut un prix plus rémunérateur. Des ministres du gouvernement auquel j’appartenais disaient de mettre le prix du bio au prix du conventionnel, mais ça crée un déséquilibre sur le marché. » Des ministres écologistes probablement.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez était auditionné par la commission des lois du Sénat pour présenter les contours du projet de loi sur les polices municipales et gardes champêtres, largement inspiré des recommandations d’une mission d’information sur le sujet. Le texte, examiné en séance publique début février, donne des compétences élargies aux policiers municipaux qui pourront dresser des amendes forfaitaires délictuelles, pour certaines infractions comme l’usage de stupéfiants.
Alors que Sébastien Lecornu a finalement recours au 49.3 sur le budget, il devrait sauver sa tête grâce à la non-censure des socialistes, qui revendiquent une série de « victoires pour les Français », comme dit Patrick Kanner, patron des sénateurs PS, même si les socialistes n’ont « pas tout obtenu, loin de là ». Reste à voir si le numéro 1 du PS, Olivier Faure, peut sortir également renforcé de la séquence.
Une délégation de sénateurs LR accompagnait ce mardi le cortège d’agriculteurs venus protester devant le Parlement européen à Strasbourg contre l’accord avec les pays du Mercosur, la veille d’un vote des eurodéputés d’une résolution ayant pour but de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne.
Sébastien Lecornu a annoncé hier le recours au 49-3 pour faire passer le budget à l’Assemblée nationale. Au Sénat, les élus pourraient accepter ne pas faire durer les débats, à condition que le gouvernement reprenne la copie sur les collectivités territoriales sortie de la Chambre haute en décembre.