Le ministre de l'Intérieur a reconnu vendredi qu'il y avait toujours un "questionnement sur l'utilisation des lacrymogènes" lors de l'intervention policière le soir de la Fête de la musique à Nantes pendant laquelle Steve Maia Caniço a disparu.
Dans son rapport publié mardi, l'IGPN, la police des polices, a pourtant estimé qu'aucun "lien" ne pouvait être établi entre l'intervention des forces de l'ordre le 21 juin et la disparition du jeune homme de 24 ans, retrouvé mort lundi dans la Loire, suscitant critiques et interrogations.
"Ce que je sais pour avoir lu comme vous le rapport, c'est qu'il y a un questionnement sur l'utilisation des lacrymogènes (…) sur l'opportunité d'avoir déclenché l'usage des lacrymogènes (..). La question est posée, c'est aussi à ça que nous devons répondre", a déclaré Christophe Castaner, en marge d'un déplacement à l'aéroport d'Orly.
Dans la nuit du 21 au 22 juin, à 04H00 du matin, une vingtaine de policiers s'étaient rendus sur le quai Wilson à Nantes pour faire respecter l'heure limite de diffusion de la musique. Des échauffourées avaient éclaté, des participants au concert ont raconté avoir été aveuglés par un nuage de gaz lacrymogène et certains ont chuté dans le fleuve.
"J'ai pu voir comment les moments de fin de concerts ont été difficiles pas seulement d'ailleurs pour les forces de sécurité (...). Ce que je sais c'est que maintenant il faut faire toute la vérité, nous le devons aux parents nous le devons aux Français, c'est un évènement grave, un homme est mort", a ajouté le ministre.
Dès le 26 juin, Christophe Castaner n'avait pas écarté que la disparition du jeune homme soit liée à l'opération policière. "Un jeune homme a disparu et peut-être est-ce lié à une opération, à une intervention de la police", avait expliqué le ministre à l'Assemblée nationale, deux jours après avoir saisi l'IGPN.
Plusieurs appels ont été diffusés sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à Steve samedi à Nantes même si le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, a interdit toute manifestation dans le centre-ville.
Localisation du lieu où Steve Maia Caniço a disparu à Nantes le 22 juin, et de l'endroit où son corps a été repêché dans la Loire le 29 juillet
AFP/Archives
"Je comprends parfaitement la volonté d'un hommage mais je ne connais pas d'hommage qui se fasse dans la violence", a affirmé le ministre.
"Il n'y a pas d'interdiction des manifestations (…), évidemment demain il y a la possibilité d'organiser un rassemblement (…) mais cela est encadré pour éviter des débordements et des violences", a-t-il ajouté.
Entendu par la commission d'enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques, Arnaud Rérolle, le directeur général de Périclès, un organe de financement abondé par le milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin, s’est défendu de toute entreprise politique. S’il assume la volonté de défendre des projets portés par une ligne « de droite, d’inspiration libérale-conservatrice », il assure ne pas chercher à construire « une majorité politique » en vue de 2027.
Le sénateur Les Républicains Francis Szpiner, ancien maire du XVIe arrondissement, est visé depuis octobre 2024 par une enquête du parquet de Paris. L’élu est suspecté d’avoir monnayé les faveurs sexuelles d’une jeune femme contre l’attribution d’un logement social. Des faits contestés par l’intéressé, qui devrait être prochainement placé en garde à vue.
Après deux volets sur l’océan Indien et l’océan Atlantique, la délégation sénatoriale aux Outre-mer s’est penchée sur l’intégration régionale de la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française, jugée insuffisante. Les sénateurs appellent la France et l’Union européenne à prioriser ces territoires, notamment via un ministère dédié, dans une région clé de la géopolitique mondiale.
Dans son rapport annuel, la Haute autorité de la transparence de la vie publique (HATVP) indique avoir réalisé un contrôle de 5 795 déclarations patrimoniales et d’intérêts des responsables publics et a rendu 641 avis sur des projets de mobilité professionnelle entre les secteurs public et privé. 57 dossiers ont été transmis au parquet pour défaut de déclaration. Des chiffres record. La Haute autorité formule également des propositions pour rationaliser ses contrôles.