Alors que l’application StopCovid peine à séduire les Français, le Premier ministre a annoncé, ce lundi, une nouvelle version, à la fin du mois d’octobre. Jeudi, devant les sénateurs, Cédric O avait reconnu que l’application « marchait mal » tout en indiquant que le gouvernement n’était pas « à une semaine près » pour relancer l’application.
StopCovid : Jean Castex annonce une nouvelle version le 22 octobre
Alors que l’application StopCovid peine à séduire les Français, le Premier ministre a annoncé, ce lundi, une nouvelle version, à la fin du mois d’octobre. Jeudi, devant les sénateurs, Cédric O avait reconnu que l’application « marchait mal » tout en indiquant que le gouvernement n’était pas « à une semaine près » pour relancer l’application.
Invité de la matinale de franceinfo, le Premier ministre a tout d’abord expliqué pourquoi il n’avait pas téléchargé l’application StopCovid. « J'ai pris un portable sécurisé, donc je n'ai pas téléchargé téléCovid (sic) ».
Le Premier ministre est loin d’être le seul. Selon les chiffres communiqués par le secrétaire d’État en charge de la transition numérique, Cédric O, jeudi, devant la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de l’épidémie, seuls 2,6 millions de Français ont téléchargé Stopcovid depuis son lancement au mois de juin. Dans le même temps, 1,1 million l’ont désinstallée. De quoi faire pâlir le gouvernement si l’on compare ces données à ceux d’outre-Manche et d’outre-Rhin : 16 millions de personnes ont téléchargé l’application anglaise, et 18 millions l’application allemande.
Face à ce constat d’échec, « le gouvernement, le président de la République, ont demandé à travailler sur une nouvelle version qui sera officiellement lancée le 22 octobre et donc à ce moment-là, je la téléchargerai » a annoncé Jean Castex.
Le timing est pour le moins serré. En effet, comme l’a expliqué aux sénateurs, Cédric O, une nouvelle société doit remplacer, fin octobre, via une procédure d’appel d’offres, le français CapGemini qui travaillait jusqu'alors gratuitement comme chef de projet de l’application. Ce changement de chef de projet doublera les coûts de fonctionnement de l’application, de 100.000 euros aujourd'hui à « probablement autour de 200.000 euros », a-t-il annoncé.
Le secrétaire d’État s’était également montré plus prudent quant à la date de la nouvelle version estimant que le gouvernement « n’aurait pas de seconde chance ». « Nous ne sommes pas à une semaine près, compte tenu de la durée prévisible de l’épidémie. Nous y travaillons, nous y réfléchissons. Nous regardons ce qui s’est passé en Angleterre. C’est assez intéressant l’exemple anglais car l’application n’est pas exactement la même dans ses fonctionnalités que celle de l’application allemande qui elle est très proche de l’application française » (…) « Par ailleurs, nous avons besoin de trouver des relais et des alliés (…) Si les professions médicales estiment que c’est utile, alors elles doivent le dire (…) Si les responsables de cafés, hôtels, restaurants estiment que c’est quelque chose qui aidera à ne pas fermer les établissements alors il faut qu’ils nous aident à ce que les gens téléchargent ou activent Stopcovid. Parce qu’on a aussi ce problème-là. Les gens ne savent pas que s’ils n’activent pas l’application alors elle n’est plus utile » avait-il développé.
Alors que le gouvernement est pressé d’inscrire au plus vite à l’agenda parlementaire la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles, le ministre en charge des relations avec le Parlement, Laurent Panifous.
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