Strauss-Kahn pour un Brexit rapide si les Britanniques ne votent pas l’accord
Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), plaide pour un Brexit rapide si les...

Strauss-Kahn pour un Brexit rapide si les Britanniques ne votent pas l’accord

Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), plaide pour un Brexit rapide si les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), plaide pour un Brexit rapide si les Britanniques devaient refuser de voter l'accord sur la table, alertant sur "le coût des tergiversations".

"Que le peuple britannique ait choisi de tracer sa route seul, c'est de mon point de vue une erreur, mais c'est sa liberté", écrit-il dans une tribune mise en ligne jeudi sur le site des Echos, en critiquant "l'irresponsabilité" et les "mensonges" des promoteurs du Brexit, mais aussi l'action des Britanniques au sein de l'Union européenne en fonction de leur seul intérêt.

"Dès lors, devant l'impasse, s'il devait s'avérer que le Parlement britannique refuse de voter l'accord qui est sur la table et si un second référendum n'est pas envisageable, alors il faut se séparer et il faut se séparer vite", conseille-t-il au lendemain d'un nouveau report du Brexit, au 31 octobre, décidé par les 27 membres de l'UE pour éviter un divorce sans accord.

"Bien sûr, le +hard Brexit+ sera coûteux pour l'Union, et il le sera beaucoup plus encore pour les Britanniques. Mais ce coût n'est rien comparé à celui des tergiversations que nous voyons se dessiner", prévient-il: "les attitudes tièdes et hésitantes, comme les reports successifs, mettent en péril ce que nous avons bâti".

Il fustige aussi les promoteurs les plus virulents du Brexit, "plus europhobes que Brexiters", qui "cherchent à nuire à l'Union plus qu'à servir leur pays", y voyant un "danger mortel" pour l'UE.

Plus généralement, il juge que "sans (les Britanniques), l'Union serait aujourd'hui beaucoup plus loin, beaucoup plus forte, beaucoup plus unie", car ces "héritiers d'un immense empire et vainqueurs incontestés de deux guerres mondiales (...), n'ont jamais dépassé leur nationalisme et la géopolitique qui en découle", et leur action n'a souvent "visé qu'au ralentissement de la construction européenne, conformément à ce qu'ils jugeaient être leur intérêt".

Au final, "s'ils votent le projet de traité, ils sortiront de façon ordonnée car le travail de la Commission a été exemplaire; s'ils revotent et ne veulent plus partir, ils resteront avec nous; mais si aucune de ces deux possibilités ne se réalise, alors je suis un Brexiter attristé: il faut que le Brexit ait lieu vite quel qu'en soit le coût et que l'Union poursuive son chemin".

Partager cet article

Dans la même thématique

Strauss-Kahn pour un Brexit rapide si les Britanniques ne votent pas l’accord
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le