Suicide assisté, PMA: Mélenchon pour le « droit à être maître de soi-même »
Le candidat de la France insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé dimanche qu'il souhaitait consacrer le ...

Suicide assisté, PMA: Mélenchon pour le « droit à être maître de soi-même »

Le candidat de la France insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé dimanche qu'il souhaitait consacrer le ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat de la France insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé dimanche qu'il souhaitait consacrer le "droit à être maître de soi-même", qui selon lui passe par le droit au suicide assisté ou à la PMA pour les couples de femmes, mais pas à la GPA.

"Je veux introduire dans le débat le droit à être maître de soi-même. Il y a un lien direct entre le droit à l'avortement et le droit au suicide assisté", a déclaré M. Mélenchon dans un entretien au Journal du Dimanche, proposant "que ces deux droits soient inscrits dans la Constitution".

Pour ce qui est de la procréation médicalement assistée, M. Mélenchon est favorable à ce qu'elle devienne accessible aux couples de femmes. "C'est encore une fois la libre disposition de ses aptitudes qui ne nuit ni aux principes, ni aux personnes", fait-il valoir.

En revanche M. Mélenchon se dit fermement opposé à la fois à la gestation pour autrui (GPA) et à la prostitution, au nom du refus de faire du corps une marchandise.

"La GPA fait d'une femme un outil de production. Le jour où l'on me présentera une milliardaire qui par amour d'une femme pauvre d'un bidonville acceptera de porter son enfant, je réviserai mon point de vue", dit-il.

Pour lui, "la GPA est fondée sur une illusion: que la filiation reposerait sur autre chose que de l'amour. Le lien biologique n'est pas fondateur de la relation humaine. L'amour prime sur la génétique", fait-il valoir.

Enfin pour ce qui est de la prostitution, M. Mélenchon affiche "un parti pris abolitionniste ferme. A tous ceux qui disent que la prostitution est un métier comme un autre je demande pourquoi ils ne le proposent pas à leur mère, à leur femme ou à leur fille".

Partager cet article

Dans la même thématique

Suicide assisté, PMA: Mélenchon pour le « droit à être maître de soi-même »
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le