Ce qu’il faut retenir du programme d’Emmanuel Macron: toutes les vidéos

Ce qu’il faut retenir du programme d’Emmanuel Macron: toutes les vidéos

Gouvernance, emploi, retraite, sécurité… Emmanuel Macron a dévoilé les détails de son programme pour l’élection présidentielle.
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« Les partenaires sociaux font beaucoup plus de politique que de dialogue social »

« Comme je crois au dialogue social, je crois au rôle des syndicats et des partenaires sociaux, mais j’y crois au bon endroit, pas pour faire de la politique, pour faire du dialogue social », a déclaré Emmanuel Macron, qui insiste pour que les partenaires sociaux soient davantage actifs au sein de l’entreprise et de la branche professionnelle.

« Nous avons des partenaires sociaux qui sont insuffisamment présents, ou vivants si j’ose dire, dans la branche et dans l’entreprise, beaucoup moins que dans la plupart des pays européens. C’est ce qui nous  a conduits à avoir des partenaires sociaux qui font beaucoup plus de politique que de dialogue social. »

Emmanuel Macron : « Les partenaires sociaux font beaucoup plus de politique que de dialogue social »
07:34

Pour le candidat d’En Marche, l’État doit reprendre sa place. « Ne demandons pas aux partenaires sociaux qui ne sont pas responsables de l’intérêt général de prendre des décisions d’intérêt général, c’est au pouvoir politique de le faire, il a cette légitimité. »

« Je propose de changer en profondeur les rôles, parce qu’aujourd’hui les acteurs ne sont pas à leur bonne place, ils ne jouent pas la bonne pièce. Quand on s’engage devant les concitoyens pour faire des réformes sociales, qu’elles sont d’intérêt général, c’est au pouvoir politique de les prendre. Quand on veut transformer le droit du travail et les équilibres sociaux, c’est aux partenaires sociaux de prendre leurs responsabilités ».

Emmanuel Macron propose de modifier la gouvernance du système d’assurance chômage et que l’État reprendre la main, comme il l’a fait pour l’assurance maladie. La formation professionnelle est également dans le viseur.

« Nous ne pourrons pas réussir dans le monde sans l’Europe »

Emmanuel Macron estime que les réformes sont « indispensables » pour relancer l’Union européenne. Il propose ainsi la relance de l’agenda européen, « indispensable pour réussir en matière de sécurité, de politique énergétique et numérique », et relancer la zone euro via des politiques d’investissement.

« Nous ne pourrons pas réussir dans le monde d’aujourd’hui sans une véritable stratégie européenne » a-t-il déclaré.

« Le couple franco-allemand est le cœur de réacteur de la zone euro et de l’Union européenne » a-t-il ajouté. Il souhaite « restaurer la crédibilité française » auprès de l’Allemagne afin de mener une politique d’investissement active. « Notre responsabilité est de reconstruire le rêve européen » a-t-il insisté.

« Nous ne pourrons pas réussir dans le monde sans l’Europe »
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« Je veux faire de l’égalité homme-femme une cause nationale »

En supplément des six chantiers de son projet, Emmanuel Macron souhaite faire de l’égalité homme-femme une « cause nationale ».

« Au-delà des mesures techniques, je considère que c’est un sujet fondamental de la vitalité de notre société, notre économie et notre démocratie ».

« Les femmes sont aujourd’hui sous-représentées, elles sont l’objet de violence, de harcèlement, car une sorte de consentement tacite s’est trop longtemps installé dans notre société, la vie professionnelle et même la vie politique ».

" Je veux faire de l'égalité entre les hommes et les femmes une cause nationale "
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Emmanuel Macron se défend d’être « dans un projet de continuité » avec le quinquennat de François Hollande

Emmanuel Macron, héritier du hollandisme ? Il renvoie les journalistes au principal concerné. « Il ne m’appartient pas de définir le hollandisme puisque je crois que son principal auteur s’est toujours refusé à le défendre lui-même », dit-il.

Est-il comptable du bilan du quinquennat ? Emmanuel Macron est resté sur sa ligne, en séparant sa période de conseiller à l’Élysée de celle où il fut à Bercy. « Je prends toutes mes responsabilités quand j’ai été ministre de la République […] je les assume pleinement, bonnes ou mauvaises », répond-t-il.

Le candidat d’En Marche a tenu à prendre ses distances avec le quinquennat qui s’achève : « j'ai eu des désaccords stratégiques avec le président de la République ».

« Si j’étais dans un projet de continuité, je n’aurais pas pris tous ces risques, ni décidé d’endosser tous ces ennuis. »

REPLAY. Emmanuel Macron "J'ai eu des désaccords stratégiques avec le président de la République"
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« La laïcité, Telle que définie en 1905, est un bouclier »

Le candidat veut le respect « sans concession » de la loi de 1905.

« Notre laïcité, telle qu’elle a été définie dans cette loi, est un bouclier pour ceux qui croient mais aussi pour ceux qui ne croient pas » défend-il.

S’il refuse toute stigmatisation de personnes selon leur religion, qui pourrait entraîner « un risque de guerre civile », il refuse « toute dérogation aux règles de la République » selon une croyance, « comme interdire à des femmes d’aller s’asseoir dans des cafés, et considérer que l’égalité homme-femme, où les lois que la République protège, ne doit pas être respectée ».

REPLAY. Emmanuel Macron "La laïcité, telle que définie en 1905, est un bouclier"
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Emmanuel Macron veut exonérer 80% des citoyens de la taxe d’habitation

Emmanuel Macron s’adresse aux classes moyennes en annonçant vouloir exonérer 80% d’entre eux de la taxe d’habitation, « un impôt devenu injuste à la fois sur le plan social et le plan territorial » selon lui. Il précise que ces 80% représentent les ménages les plus modestes des classes moyennes, se basant sur « un revenu fiscal de référence de 5 000 euros pour un couple de référence ».

« Les classes les plus aisées ne bénéficieront pas de cette mesure » tient-il à préciser.

 

REPLAY. Emmanuel Macron sur la taxe d'habitation :"Les classes les plus aisées ne bénéficieront pas de cette mesure"
00:48

Emmanuel Macron veut simplifier l’assurance chômage

Deuxième grand chantier de son programme, Emmanuel Macron veut fait du travail une véritable « construction de l’émancipation » des citoyens. Ses premières mesures : la simplification du droit du travail, et faire de l’assurance chômage « un droit universel, avec des devoirs pour chacun». « C’est un projet de sécurité professionnelle nouvelle qui est ici porté ».

Emmanuel Macron souhaite également rétablir les allègements de cotisation pour les heures supplémentaires.

Le programme de Macron sur le travail
01:11

 

Sécurité : « C’est une politique de tolérance zéro à l’égard de toute forme de délinquance »

Emmanuel Macron maintient son objectif de recrutement de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires. Il soutient également la « reconstruction d’un véritable renseignement français territorial, indispensable pour réussir la lutte contre le terrorisme », tout en instant sur l’importance d’une meilleure coordination entre les services à l’échelon national.

Sur le terrain sécuritaire, le candidat défend la « capacité de sanctionner de manière immédiate par des amendes plusieurs infractions mineures qui aujourd’hui n’ont pas de véritable réponse pénale ».

Il confirme également son intention de récréer une police de proximité, qu’il appelle « police de sécurité quotidienne ».

REPLAY. Emmanuel Macron sur la sécurité : "embauche de 10 000 policiers et gendarmes"'
01:33

La réforme des retraites selon Emmanuel Macron

Le candidat à la présidentielle veut un régime de retraite « plus transparent et efficace ». Il ne veut pas changer l’âge légal de la retraite (62 ans), ni le système d’indemnisation.

« Tous les paramètres actuels seront préservés » explique-t-il.

Son projet : la mise en place d’un « système universel des retraites ».

« Pour chacune et chacun, quel que soit son statut, un euro cotisé donnera les mêmes droits à la retraite ».

Il souhaite ainsi que chaque citoyen puisse choisir son âge de départ à la retraite selon la durée de cotisation.

Mais cette réforme, qui « prendra du temps », ne concernera pas ceux qui partiront à la retraites dans les cinq ans à venir.

La réforme des retraites selon Emmanuel Macron
02:46

Emmanuel Macron sur l’éducation et la culture : « Un projet de transmission et d’émancipation »

Premier chantier de son programme, Emmanuel Macron veut faire de l’éducation et la culture des « transmissions de nos valeurs » et « d’émancipation pour construire l’égalité des chances ». Il souhaite pour cela augmenter le salaire des enseignants, accélérer l’autonomie des Universités, et, dans les zones en difficulté, diviser par deux le nombre d’élèves par classe « en CP et CE1 ». Il confirme également sa volonté de créer un pass culture de 500 euros pour les jeunes, et d’élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques.

« C’est l’accès de tous à l’excellence qui est ainsi privilégié ».

Emmanuel Macron sur l’éducation et la culture : « Un projet de transmission et d’émancipation »
01:37

Responsabilité de l’exécutif : Emmanuel Macron présente sa méthode de gouvernance

Dans le « renouveau démocratique » qu’il défend, le candidat d’En Marche veut mettre en place les conditions d’une « vraie responsabilité politique ».

Il s’engage ainsi à « rendre compte des avancées de [son] mandat devant le Parlement réuni en Congrès » chaque année.

Pour Emmanuel Macron, les ministres devront suivre la feuille de route fixée par le président de la République et « seront pleinement responsables de la gestion de leur portefeuille ministériel, en particulier des engagements de finances publiques ». Évalués eux aussi tous les ans, en cas de non respect des contraintes budgétaires, « des décisions « seront prises en termes de maintien dans le gouvernement », prévient-il.

Emmanuel Macron veut faire du Parlement davantage un organe de contrôle. Les parlementaires, réduits d’un tiers dans leur nombre, passeront moins de temps à légiférer, mais auront plus de temps et de moyens pour contrôler l’action de l’exécutif, à travers des auditions et des commissions. « Être ministre, c’est un honneur, c’est aussi une responsabilité », rappelle Emmanuel Macron.

REPLAY. « Je m’engage chaque année à rendre compte des avancées de mon mandat »
02:17

« Une vraie stratégie de moralisation de la vie publique »

Emmanuel Macron a plaidé pour « une vraie stratégie de moralisation de la vie publique », un cheval de bataille qui nécessite selon lui de « prendre des mesures attendues ».

Le candidat d’En Marche propose « d’éradiquer les conflits d’intérêts qui, trop souvent existent » en interdisant « toute fonction de conseil pour les parlementaires, quel que soit le type de parlementaire ». « Il n’est pas possible de construire la loi de la République et de dépendre d’intérêts tiers », explique-t-il.

Il souhaite également interdire à tous les parlementaires d’embaucher des proches ou des membres de leurs familles.

Enfin, il veut demander à l’Assemblée nationale et au Sénat d’aligner le régime de retraite des parlementaires sur le régime de droit commun.

Pour les investitures de son mouvement aux législatives, le casier judiciaire B2 devra être vierge, et le candidat ne devra pas avoir été frappé par une peine d’inéligibilité. Il veut inscrire cette ligne de conduite dans la loi.

REPLAY. Emmanuel Macron veut « une vraie stratégie de moralisation de la vie publique »
01:52

« C’est celui aussi qui nous conduira à demander à l’Assemblée nationale et au Sénat de rapprocher le régime de retraite de nos parlementaires avec le régime de retraite de droit commun. »

« Nous voulons des dirigeants responsables »

« L’indécence et les privilèges n’ont que trop duré. Nous voulons les mêmes règles pour tous, quels que soient les statuts », lance Emmanuel Macron, qui veut faire de l’exemplarité en politique et de la justice un axe majeur de son programme. « Nous voulons des dirigeants responsables », dit-il.

REPLAY. Emmanuel Macron : "Nous voulons les mêmes règles pour tous"
00:25

« Deux candidats ont aussi décidé de s’attaquer délibérément à l’État de droit »

Au lendemain de l’annonce de la convocation de François Fillon devant les juges, Emmanuel Macron a évoqué le contexte dans lequel s’inscrivait la présentation de son projet. Le candidat d’En Marche a ainsi dénoncé les projets, mais aussi les attaques pour la justice de ses deux principaux adversaires, sans citant nommément François Fillon et Marine Le Pen :

« Ce projet intervient à un moment important et grave de notre campagne pour l’élection présidentielle parce deux candidats ont décidé de proposer des projets, ou conservateurs, ou de régression et de repli pour le pays. Mais qu’ils ont aussi décidé de s’attaquer délibérément à l’État de droit et à l’autorité de la justice en particulier. »

L’ancien ministre, qui appelle au respect des institutions, espère que son projet permettra de « retrouver l’esprit de conquête français ».

REPLAY. Emmanuel Macron : "2 candidats ont décidé de s'attaquer à l'Etat de droit "
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