Suppression de l’AME : « L’aide médicale d’État est un dispositif essentiel de santé publique », rappelle Aurélien Rousseau
Au lendemain de l’adoption au Sénat du projet de loi immigration qui prévoit la suppression de l’aide médicale d’Etat, le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau a réaffirmé son opposition à cette mesure.
C’est toujours non. Au micro de Public Sénat, le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau a réaffirmé la position du gouvernement au sujet de la suppression de l’aide médicale d’Etat, votée par le Sénat dans le cadre du projet de loi immigration. « C’est une mesure qui concerne le code de santé publique. Ça n’a pas grand-chose à faire dans un texte sur l’immigration. S’il y a un point qui est aujourd’hui documenté, c’est que l’AME ne crée pas d’attractivité à l’immigration. Et puis, c’est un dispositif de santé publique ».
Le ministre pointe également les conséquences pour l’hôpital du nouveau dispositif, l’aide médicale d’urgence (AMU) qui sous la plume des sénateurs, est censé remplacer l’AME ». « Il faut que les médecins de ville restent dans la boucle de la prise en charge de ces personnes et qu’on ne renvoie pas tout sur l’hôpital au risque de le mettre en grande difficulté ».
Aurélien Rousseau conclut en rappelant la ligne du gouvernement : « L’AME est un dispositif essentiel de santé publique ».
Dans un entretien dans le journal Le Monde, le garde des Sceaux se dit défavorable à une mesure de la proposition de loi intégrale visant à supprimer les cours criminelles départementales et rétablir la compétence des cours d'assises pour tous les crimes sexuels. Une mesure incompatible, selon lui, avec une juridiction spécialisée. Avocats et magistrats insistent, eux, sur une meilleure formation des magistrats, et la dimension pédagogique des procès d'assises, nécessaire pour une meilleure prise en compte de ces crimes par l'ensemble de la société.
Le Parti socialiste a enfin un projet. Son candidat, en revanche, reste introuvable. Réuni ce mardi 30 juin au soir, en Conseil national, le PS tente de sortir de l’impasse présidentielle en demandant… aux militants de choisir comment ils choisiront leur candidat. Primaire ouverte, primaire fermée, double primaire : derrière les subtilités de procédure se joue une bataille bien plus politique, celle du leadership de la gauche sociale-démocrate et, en creux, du rapport de force avec Raphaël Glucksmann.
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