« Sur le quinquennat, il y aura 2 millions de migrants supplémentaires » dénonce Brice Hortefeux
Un an après l’adoption d’une loi sur le sujet et alors que le gouvernement veut lancer un grand débat sur l’immigration, le député européen Brice Hortefeux tire la sonnette d’alarme sur une situation « très tendue ».

« Sur le quinquennat, il y aura 2 millions de migrants supplémentaires » dénonce Brice Hortefeux

Un an après l’adoption d’une loi sur le sujet et alors que le gouvernement veut lancer un grand débat sur l’immigration, le député européen Brice Hortefeux tire la sonnette d’alarme sur une situation « très tendue ».
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Après les propos d’Emmanuel Macron sur la question migratoire, le sujet sera débattu par les parlementaires la semaine prochaine. Un sujet qui divise, notamment dans la majorité, mais qui est « nécessaire » pour l’ancien ministre LR. « On voit bien qu'une partie de la population subit cette question migratoire avec beaucoup de crainte, de désarroi, et l'autre partie, l'élite, est plutôt dans le déni. Il faut un débat, on ne peut pas continuer dans cette situation » déplore-t-il. Selon les chiffres exposés par Brice Hortefeux, le quinquennat d’Emmanuel Macron devrait voir une augmentation de près de 2 millions de migrants sur le territoire français, « l’équivalent de la ville de Paris ».

« On est au bout du système, il faut prendre des mesures » accuse-t-il, ciblant directement les propos du Président de la République. « D'après ce que j'ai compris, il y aura un débat au Parlement mais pas de mesures. » Pour le député européen des actions concrètes s’imposent, notamment sur la volonté d’intégration des immigrés. « Il faut intégrer ceux qui veulent s'installer durablement sur le territoire, en respectant nos règles, nos valeurs, nos lois, notre culture. » Avant de poursuivre sur les conditions du droit d’asile qu’il juge trop laxistes : « Mon avis c’est qu’on doit raccompagner ceux qui sont déboutés, car aujourd’hui ils restent sur le territoire. Il y a aussi la nécessité d’un effort européen, d’une harmonisation » explique-t-il. Enfin, sur l’Aide Médicale d’Etat, il dénonce un « système très opaque, très peu contrôlé ». « L'AME, ça concerne ceux qui viennent chez nous sans nous demander l'autorisation. Il faut restreindre le nombre de maladies qui donnent accès à cette aide médicale. »

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