« Il s’est présenté comme un préfigurateur », révèle le patron du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard après la rencontre entre la délégation de sa formation politique et Sébastien Lecornu. « Il nous a dit qu’il n’était pas Premier ministre et que ce n’était pas à lui d’arbitrer ».
Ce sera donc à Emmanuel Macron d’arbitrer ce soir avec un paramètre supplémentaire. « Il a beaucoup appuyé sur l’inquiétude qu’il pourrait y avoir en cas de dissolution. Comme il y a un an après les élections législatives, Guillaume Gontard a eu l’impression qu’Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu avaient « la solution devant leurs yeux mais ne voulaient pas la mettre en place ».
C’est-à-dire nommer un Premier ministre de gauche. Comme Marine Tondelier la Secrétaire nationale Ecologistes, Guillaume Gontard s’est monté lui aussi optimisme sur cette issue « parce que c’est ce qui est demandé par les Françaises et les Français ».
Quant à la suspension de la réforme des retraites, le sénateur explique que Sébastien Lecornu leur avait dit « que ce n’est pas lui qui allait arbitrer ». « On a eu des indications très floues sur ce qui pourrait se faire ».
En cas de dissolution, Guillaume Gontard affirme que la gauche est prête à renouer des accords électoraux de type Nupes ou NFP. « Je suis persuadé qu’on retrouvera le périmètre de plus large possible de la gauche et des écologistes ».