Suspicion de fraude dans la circonscription de Mélenchon et Mennucci, enquête ouverte

Suspicion de fraude dans la circonscription de Mélenchon et Mennucci, enquête ouverte

Le parquet a ouvert une enquête lundi pour une suspicion de fraude électorale dans un bureau de vote de la circonscription du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le parquet a ouvert une enquête lundi pour une suspicion de fraude électorale dans un bureau de vote de la circonscription du député PS sortant Patrick Mennucci, sans que cela ne remette en cause son élimination et la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour.

Les policiers de la sûreté départementale ont été chargés lundi matin de faire la lumière sur ce qui "semblerait ressembler à une échauffourée" dans un bureau de vote de la cité Félix-Pyat, et une "suspicion de substitution de bulletins", a précisé le procureur de la République Xavier Tarabeux à l'AFP.

Selon la mairie de Marseille, "une bagarre a éclaté à l'extérieur pour se poursuivre à l'intérieur du bureau de vote". "Un rapport a été établi et par la suite, des enveloppes ont été retrouvées avec un nombre de bulletins incorrect", a-t-on précisé de même source.

"Des instructions ont été données pour que les résultats (liés à ces bulletins) ne soient pas validés et ne soient donc pas pris en compte", a-t-on poursuivi auprès de la municipalité.

Patrick Mennucci a annoncé lundi après-midi avoir déposé plainte après avoir pris connaissance de l'affaire.

"Une centaine de bulletins qui était dans une enveloppe a été subtilisée pour en mettre une autre", alors qu'une bagarre avait lieu dans le bureau, a-t-il déploré auprès de l'AFP. "Tout cela ne change rien, ça ne remet pas en cause l'ordre d'arrivée, mais il faut que ça s'arrête. Je suis en retraite de la vie politique, mais pas de la démocratie", a-t-il ajouté.

Le candidat socialiste est arrivé dimanche en troisième position derrière le chef de file de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon (34,3%) et Corinne Versini (République en Marche, 22,7%), avec 12,4% des voix.

Dans la même thématique

Paris: Lucie Castets
7min

Politique

« Exigeante », « politique », « âpre négociatrice » : le profil de Lucie Castets par les sénateurs qui l’ont côtoyée

Cette haute fonctionnaire de 37 ans, issue de la société civile et très marquée à gauche, a été choisie par le Nouveau Front populaire comme candidate au poste de Première ministre. Au Sénat, plusieurs élus ont été amenés à travailler avec elle à la mairie de Paris. Ils saluent ses aptitudes, et l’appellent désormais à engager une « bataille de l’opinion » pour pousser Emmanuel Macron à la nommer à Matignon.

Le

Paris Olympics
6min

Politique

Candidature du NFP à Matignon : Emmanuel Macron « botte en touche en disant qu’on va d’abord s’occuper des JO »

Mardi 23 juillet, Emmanuel Macron a donné sa première longue interview télévisée depuis la dissolution et les législatives. L’occasion pour le président de la République de livrer son analyse du scrutin, de temporiser et de refuser net la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon. Analyse de cette prestation avec l’expert en communication Philippe Moreau-Chevrolet.

Le

Emmanuel Macron interview sur France TV
4min

Politique

Emmanuel Macron est-il contraint de nommer Lucie Castets Première ministre ?

Hier, le Nouveau Front populaire s’est accordé sur le nom de Lucie Castets comme candidate au poste de Première ministre. Emmanuel Macron a balayé cette candidature considérant que cela n’était « pas le sujet ». Ce matin, Lucie Castets a demandé au Président de la République « de prendre ses responsabilités et de la nommer Première ministre ». Si constitutionnellement rien ne le contraint à nommer un Premier ministre, la décision du chef de l’Etat réside dans le choix « qui lui semble le plus à même de résister à une motion de censure », selon Bastien François, professeur de sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le