Sylvie Goulard a été placée par le couple exécutif à la tête du ministère des Armées. La députée européenne pourrait porter l’Europe de la Défense souhaitée par Emmanuel Macron.
Sylvie Goulard ministre des Armées pour développer l’Europe de la Défense
Sylvie Goulard a été placée par le couple exécutif à la tête du ministère des Armées. La députée européenne pourrait porter l’Europe de la Défense souhaitée par Emmanuel Macron.
Par Alice Bardo et Alexandre Poussart
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Nommée ministre des Armées dans le gouvernement d’Edouard Philippe, Sylvie Goulard avait soutenu Emmanuel Macron pour sa vision de l’Europe. Cette députée européenne d’expérience avait pu organiser une rencontre entre Angela Merkel et Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle.
Renforcer l’Europe de la Défense
La députée européenne MoDem Sylvie Goulard le 24 avril 2014 à Lyon
AFP
Sylvie Goulard pourrait donc être le moteur français du couple franco-allemand afin de renforcer l’Europe de la Défense. Emmanuel Macron, qui souhaite rester dans l’OTAN, veut néanmoins développer une Europe de la Défense en vue d’acquérir une autonomie stratégique. Elle passerait selon lui par la mise en place d’un quartier général européen. Le nouveau président français veut aussi lancer des programmes de recherche technologique européens.
Sylvie Goulard, une germanophile
Sylvie Goulard obtient un ministère pour la première fois. Au niveau national, c’est surtout dans l’ombre qu’elle avait œuvré. De 1989 à 1999, elle participe aux négociations pour l’unification de l’Allemagne en tant que directrice des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères. Quatre plus tard, elle est décorée de la Croix du mérite par la République fédérale allemande.
Pour une Europe fédérale
Sylvie Goulard : "Le pari de Macron c'était qu'on pouvait faire une campagne en étant positif sur l'Europe"
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Si elle semble avoir grandi dans les couloirs de Bruxelles, c’est à Marseille qu’elle est née avant de rejoindre la capitale pour poursuivre ses études, à Science Po puis à l’ENA. Une fois diplômée, elle consacre sa carrière professionnelle aux questions européennes. Elle a notamment été membre du Groupe des conseillers politique du Président de la Commission européenne, Romano Prodi, de 2001 à 2005, avant de présider jusqu’en 2010 l’antenne française du Mouvement européen, association qui milite pur la création d’une Europe fédérale.
Une élue Modem pour une recomposition politique
Sylvie Goulard partage la conviction de la nécessité d’une recomposition politique. « Il faut qu’on sorte de l’illusion que la confrontation droite/gauche a été bonne », avait-elle confié sur RTL le 12 mai dernier. Centriste, elle a été élue au Parlement européen sur la liste UDI/Modem, en 2009. Elle siège au sein du groupe des démocrates et des Libéraux pour l’Europe. Un place qu’elle va devoir abandonner pour se consacrer pleinement à sa nouvelle fonction.
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Invité de la matinale de Public Sénat, Franck Riester détaille les raisons de son soutien à Gabriel Attal et considère qu’il est le mieux placé pour être le candidat du bloc central pour l’élection présidentielle de 2027. L’ancien ministre de la Culture estime par ailleurs qu’une candidature commune pour le bloc central pour 2027 pourrait être actée “en début d’année prochaine”.
Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus.
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.