Taché (LREM) suggère un crédit d’impôt pour l’hébergement de réfugiés
Le député LREM Aurélien Taché a suggéré samedi un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant des réfugiés, ce qui constituerait...

Taché (LREM) suggère un crédit d’impôt pour l’hébergement de réfugiés

Le député LREM Aurélien Taché a suggéré samedi un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant des réfugiés, ce qui constituerait...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LREM Aurélien Taché a suggéré samedi un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant des réfugiés, ce qui constituerait "un bon signal" selon cet élu du Val d'Oise.

"Je vais proposer dans le projet de loi de finances un crédit d'impôt pour les Français qui acceptent d'héberger des réfugiés. Je pense que l'affaire de l'accueil et de l'intégration, c'est l'affaire de toute la société", a déclaré à France Inter M. Taché, qui avait déjà avancé cette proposition en début d'année dans son ambitieux rapport au gouvernement sur l'intégration.

"L'idée serait de dire - on a déjà beaucoup de Français qui font ça - que les Français qui hébergent des réfugiés qui ont été protégés par la France, qui ont un titre de séjour, peuvent déduire (de leurs impôts) jusqu'à 1.500 euros par an pour les frais que cela peut occasionner d'avoir cet acte de solidarité", a détaillé ce député proche de l'exécutif, évoquant "un bon signal qu'on enverrait dans des moments un peu troublés".

Dans son amendement au projet de budget 2019, cosigné par 58 députés LREM et transmis à l'AFP, M. Taché propose ce "crédit d'impôt solidarité" sous forme d'une "incitation financière" de 5 euros par nuitée, dans la limite de 1.500 euros par an et avec un encadrement par des associations agréées.

"L'immigration peut être une chance pour ceux qui viennent comme pour le pays qui accueille", considère-t-il.

L'intégration des réfugiés est l'une des priorités du gouvernement en matière migratoire, contrepartie de la fermeté affichée sur la lutte contre l'immigration irrégulière. Cette intégration passe notamment par l'hébergement, un point délicat alors que le foncier manque dans de nombreuses régions, avec une difficulté particulière pour les jeunes hommes isolés.

Un programme expérimental d'hébergement des réfugiés chez les particuliers avait été lancé en novembre 2016. Les associations participantes pouvaient alors toucher une aide allant jusqu'à 1.500 euros par personne prise en charge et par an.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Rally for the elimination of violence against women
6min

Politique

Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur la progression des mouvements anti-genre en France

Dans un rapport publié ce jeudi 25 juin, Amnesty International dresse un panorama inédit des mouvements dits « anti-genre », de leurs financements, de leurs réseaux et de leurs stratégies d’influence. L’ONG décrit un mouvement transnational structuré qui cible « les droits des femmes et des personnes LGBTI+ », et dont la France constitue désormais l’un des principaux points d’ancrage en Europe.

Le

Taché (LREM) suggère un crédit d’impôt pour l’hébergement de réfugiés
2min

Politique

Remise sur le marché de passoires thermiques : « Il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? », se défend Vincent Jeanbrun

Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a présenté mercredi en Conseil des ministres son projet de loi visant à augmenter l’offre de logements. Une de ses mesures qui consiste à remettre sur le marché des passoires thermiques, semble aller à rebours de l’actualité. « Il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? », a répondu le ministre.

Le