Talamoni: pas de majorité en Corse « pour voter pour l’indépendance »
Jean-Guy Talamoni, dirigeant du parti indépendantiste Corsica Libera et candidat aux élections territoriales, estime qu'"il n'y...

Talamoni: pas de majorité en Corse « pour voter pour l’indépendance »

Jean-Guy Talamoni, dirigeant du parti indépendantiste Corsica Libera et candidat aux élections territoriales, estime qu'"il n'y...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Guy Talamoni, dirigeant du parti indépendantiste Corsica Libera et candidat aux élections territoriales, estime qu'"il n'y aurait pas une majorité de Corses pour voter pour l'indépendance" si le scrutin avait lieu avant 10 ans, a-t-il déclaré sur RTL vendredi.

"Si nous procédions à un vote dans les années qui viennent, nous savons qu'il n'y aurait pas une majorité de Corses pour voter pour l'indépendance parce que les Corses aujourd'hui ne sont pas assurés sur le plan matériel", a indiqué le président sortant de l'Assemblée de Corse.

Jean-Guy Talamoni est en 5e position sur la liste de Pé a Corsica (Pour la Corse) dirigée par l'autonomiste Gilles Simeoni. Les deux courants avaient déjà remporté sur une liste commune les élections territoriales de décembre 2015, une victoire historique pour les nationalistes corses. Cette majorité sortante va remettre son mandat en jeu dimanche lors d'élections pour une collectivité unique, qui fusionnera les instances des départements et de la région.

"L'indépendance, ça pourrait être la séquence suivante éventuellement", a poursuivi sur RTL Jean-Guy Talamoni, estimant qu'un tel changement devrait de toute façon être soumis aux votes des Corses.

"La Corse a été appauvrie par les politiques qui ont été menées et il nous faut bien 10 ans pour enrichir matériellement la Corse", a expliqué le leader indépendantiste, assurant qu'il n'y avait "personne parmi les nationalistes qui réclamaient un scrutin d'indépendance dans les 10 ans qui viennent".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le