Tapie: Macron a « remis le mot ambition à la mode » mais gare à « l’entêtement »
L'ex-homme d'affaires et ancien ministre Bernard Tapie a salué mercredi l'action d'Emmanuel Macron qui, en un an, a "remis le...

Tapie: Macron a « remis le mot ambition à la mode » mais gare à « l’entêtement »

L'ex-homme d'affaires et ancien ministre Bernard Tapie a salué mercredi l'action d'Emmanuel Macron qui, en un an, a "remis le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ex-homme d'affaires et ancien ministre Bernard Tapie a salué mercredi l'action d'Emmanuel Macron qui, en un an, a "remis le mot ambition à la mode" en France, tout en le mettant en garde contre le "piège mortel" de "l'entêtement".

"Emmanuel Macron, je ne l'ai jamais rencontré mais il a dit qu'il était un enfant de mai 93 (victoire de l'Olympique de Marseille en finale de Ligue des champions de football, ndlr). C’est flatteur, car c’est quand même un homme exceptionnel !", a déclaré l'ancien patron de l'OM dans un entretien à l'AFP.

Quel regard pose-t-il sur le chef de l’État, un an après son arrivée à l'Elysée ? "Sur le plan humain, il est tellement différent des autres, il aime les gens, il est empathique, il a envie de transmettre l'ambition qu’il a pour le pays. Sur le plan politique, je n’en sais rien encore", répond M. Tapie.

"Par son comportement, il a remis le mot ambition à la mode en France. Depuis la fin des années Mitterrand, on avait l’impression que ce mot-là était devenu un gros mot. Et j'insiste parce qu'il a réussi, ce qui était très difficile à faire, à faire comprendre que l’ambition n'était pas liée au fric", selon l'ancien ministre de François Mitterrand.

"L’ambition, c’est un qualificatif qui peut être donné à un chercheur, un poète, un écrivain, un prof...", souligne Bernard Tapie.

"Ensuite -est-ce que ça tiendra ?- Macron sait décomplexer. Il a décomplexé tous ceux qui l’étaient encore et qui voulaient ne pas l’être", ajoute-t-il.

"Politiquement, ce sera extraordinaire" s’il parvient à "transformer le pays et si la France va mieux" mais, prévient-il, "il y a un piège qui est malheureusement un piège mortel".

"Pour rénover le pays, qui est un pays ingouvernable, il faut aller très vite, donc il faut le faire quand on est dans la grâce. Mais quand on va vite, c’est humain, on peut faire des erreurs. Avoir de l’autorité et démontrer qu’on en a, ce n’est pas forcément s’entêter quand on s’est trompé et dire +j’irai jusqu’au bout quoi qu’il arrive+. C'est très dangereux", analyse M. Tapie.

"Car contrairement à l’Assemblée nationale -quand on n'en est pas content, on peut la dissoudre-, le peuple, tu peux pas le dissoudre !" lance-t-il.

"Donc, il faut savoir reculer pour mieux sauter, éventuellement. Car reculer, ce n’est pas abandonner ses objectifs. Mitterrand par exemple n’a jamais abandonné les projets qu’il avait, mais de temps en temps", il temporisait, ajoute Bernard Tapie qui, "à son petit niveau" fera "tout pour qu'Emmanuel Macron réussisse".

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

Tapie: Macron a « remis le mot ambition à la mode » mais gare à « l’entêtement »
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le