Taubira raille Macron et sa tentation de confondre « projet » et « biopic »
L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira a raillé dimanche les différentes "tentations dans l'air" qui flottent en...

Taubira raille Macron et sa tentation de confondre « projet » et « biopic »

L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira a raillé dimanche les différentes "tentations dans l'air" qui flottent en...
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L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira a raillé dimanche les différentes "tentations dans l'air" qui flottent en France, dont celle d'Emmanuel Macron qui tend à "transformer un programme en happening et à confondre un projet avec un biopic".

"Il y a quelques tentations dans l'air", a relevé Mme Taubira à la tribune de Bercy, lors du grand meeting de soutien à Benoît Hamon.

Fustigeant les adversaires du candidat socialiste, l'ancienne garde des Sceaux a épinglé sans le nommer M. Macron, qui incarne selon elle la "tentation de papillonner, de picorer ici et là, de transformer un programme en happening et de confondre un projet avec un biopic".

Toujours sans prononcer le nom de François Fillon, elle a accusé le candidat de la droite de représenter la "tentation" de "défendre un monde de brutalité, d'injustice, d'arrogance, indifférent aux faibles et aux plus vulnérables, impitoyable contre les exclus, prédateur (...), complaisant aux puissants et aux nantis".

"Un monde où la force serait la règle, où l'éthique serait bannie, où la morale ne vaudrait que tant qu'elle s'applique aux autres", a encore insisté Mme Taubira.

Quant à Marine Le Pen, elle incarne "une autre tentation, celle d'exacerber la colère et la frustration, qui viennent de réelles angoisses face à l'incompréhension d'un monde en profonde mutation".

Toutes ces tentations "ressuscitent un vieux bonapartisme, le culte du chef et du chefaillon", a prévenu Mme Taubira en défendant le "projet structuré, logique, rationnel, responsable, avec la part qu'il faut d'intuition et de savoir" de Benoît Hamon.

Parmi les nombreux soutiens du candidat socialiste, Mme Taubira a succédé au micro à Paul Magnette, ministre-président de Wallonie qui s'est récemment distingué en bloquant le projet de traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA).

"Le temps est venu d'une rupture démocratique dans le projet européen", a affirmé M. Magnette.

"C'est ce que Benoît Hamon propose et c'est ce que nous voulons partout en Europe soutenir avec vous. A ceux qui n'ont en tête que le pacte de stabilité, il faut dire que nous voulons un pacte de solidarité pour faire battre le coeur de l'Europe", a-t-il encore martelé, en écho au slogan de M. Hamon qui veut "faire battre le coeur de la France".

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