Taxation des GAFA: Le Maire espère une adoption de la directive début 2019
Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a dit mercredi espérer que le projet de directive européenne sur la taxation des géants...

Taxation des GAFA: Le Maire espère une adoption de la directive début 2019

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a dit mercredi espérer que le projet de directive européenne sur la taxation des géants...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a dit mercredi espérer que le projet de directive européenne sur la taxation des géants du numérique sera adopté par tous les pays européens au plus tard début 2019.

La Commission européenne a présenté la semaine dernière un projet de directive pour mieux taxer les géants du net, communément désignés sous l'appellation GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).

Le texte prévoit dans un premier temps de taxer à 3% les revenus (et non les bénéfices comme le veut l'usage) générés par l'exploitation d'activités numériques.

Cette taxe ne visera que les groupes dont le chiffre d'affaires annuel mondial s'élève à plus de 750 millions d'euros et dont les revenus dans l'UE excèdent 50 millions d'euros.

"Je souhaite que cette directive soit adoptée au plus tard au début de l'année 2019 par tous les pays européens pour traduire en faits cette taxation des géants du numérique", a déclaré M. Le Maire lors de la séance de questions au gouvernement, en réponse à la députée LREM Christine Hennion.

Le ministre a souligné qu'il fallait faire un "travail de conviction" pour persuader les pays les plus réticents à adopter le texte. L’Irlande, les Pays-Bas et le Luxembourg sont notamment connus pour leur fiscalité favorable aux entreprises.

"Nous verrons ensuite à qui et à quoi nous attribuerons cette recette de 5 milliards d'euros", a-t-il ajouté.

Mais "ce serait à nos yeux cohérent et logique que la taxation des géants du numérique aide au financement du budget européen de l'innovation, de l'investissement, de tout ce qui prépare l'avenir des nations européennes", a-t-il indiqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration d’une mairie
5min

Politique

Municipales 2026 : 9 communes sur 10 connaîtront leur maire à l’issue du premier tour

A quelques jours des élections municipales, 93 % des communes présentent seulement une ou deux listes à leurs habitants. Un manque de pluralisme électoral qui ne se traduit pas dans les grandes et moyennes villes comme à Montpellier qui totalise 13 candidats. Les élections municipales, qui ont une incidence majeure sur les élections sénatoriales de septembre prochain, vont sceller le destin de près de 890 000 candidats en lice.

Le

Taxation des GAFA: Le Maire espère une adoption de la directive début 2019
4min

Politique

Municipales 2026 : à Marseille, le premier tour s’annonce très serré entre le maire sortant de gauche Benoît Payan et Franck Allisio du RN 

A quelques jours du premier tour des élections municipales à Marseille, le maire sortant divers gauche Benoît Payan est au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement National Franck Allisio dans les sondages. Derrière eux, la candidate de la droite et du centre Martine Vassal et le candidat insoumis Sébastien Delogu pourraient se placer en arbitres du scrutin.

Le

Hervé Marseille
3min

Politique

Elections municipales à Paris : « Il est indispensable d’avoir une union dans l’entre-deux-tours entre Dati et Bournazel », réclame Hervé Marseille

Le premier tour des élections municipales se déroule ce dimanche 15 mars et le successeur d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris peine à poindre. Son ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire arrive en tête dans les sondages certes, mais l’hypothèse d’une fusion des listes entre le bloc central et la droite parisienne demeure. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le président du groupe sénatorial Union centriste, Hervé Marseille, enjoint les deux camps à s’unir face à la gauche d’Emmanuel Grégoire.

Le

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le