Lors des questions d’actualité au gouvernement, Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, a interpellé Elisabeth Borne sur la taxation des superprofits que refuse le gouvernement. La Première ministre a continué de défendre la stratégie du gouvernement qui a préféré « mettre les entreprises face à leurs responsabilités », plutôt que de « laisser filer les profits et de les taxer sans effets directs. »
Taxation des superprofits : Elisabeth Borne préfère « mettre les entreprises devant leurs responsabilités »
Lors des questions d’actualité au gouvernement, Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, a interpellé Elisabeth Borne sur la taxation des superprofits que refuse le gouvernement. La Première ministre a continué de défendre la stratégie du gouvernement qui a préféré « mettre les entreprises face à leurs responsabilités », plutôt que de « laisser filer les profits et de les taxer sans effets directs. »
« Bientôt ce n’est plus de pouvoir d’achat dont il faudra parler, mais de pouvoir de vivre », s’est inquiétée Eliane Assassi, en soulignant les 174 milliards d’euros de bénéfices réalisés par les grandes entreprises françaises en 2021, pour 80 milliards de dividendes pour les actionnaires du CAC40, « ces gens qui profitent du travail des autres. » Dans le viseur de la présidente du groupe communiste, les grandes entreprises énergétiques et de transport maritime, et notamment Total et la CMA CGM, « qui a vu ses bénéfices multipliés par 10 en 2021. »
Face à ces « superprofits », Eliane Assassi ne veut pas « leur demander l’aumône de 20 centimes par litre de carburant ou une remise de 250 euros par transport de conteneurs », mais une « contribution par l’impôt, qui est un pilier de la République. » Pour la présidente du groupe communiste, « ce n’est pas aux conseils d’administration de décider de la participation des entreprises à l’effort national, mais au Parlement. » Le groupe communiste ont d’ailleurs déposé aujourd’hui une proposition de loi pour un « véritable bouclier social », qui comprend notamment une taxe sur les superprofits.
Taxation des superprofits : « Laisser filer les profits et les taxer sans effet direct pour nos concitoyens »
Face à la demande d’Eliane Assassi de soutenir les amendements parlementaires, « y compris de vos amis » – et notamment du groupe centriste au Sénat – Elisabeth Borne a opposé une fin de non-recevoir à la présidente du groupe communiste : « Il serait choquant, alors que l’inflation est forte, que certaines entreprises accentuent leurs profits et ne contribuent pas à aider les Français. C’est ce que Bruno Le Maire a fait valoir devant les entreprises concernées. […] C’est pourquoi, plutôt que de laisser filer les profits et de les taxer sans effet direct pour nos concitoyens, nous avons préféré mettre les entreprises face à leurs responsabilités avec des effets concrets. »
La Première ministre fait ainsi référence à la remise consentie par Total de 20 centimes sur le litre de carburant, et la baisse du prix de transport des conteneurs décidée par la CMA CGM qu’Eliane Assassi qualifiait « d’aumône. » Elisabeth Borne préfère y voir « un engagement dans la durée, qui est préférable plutôt que des taxes ponctuelles » et a rappelé l’action du gouvernement pour « permettre aux entreprises d’accompagner leurs salariés face à la hausse des prix du carburant en doublant le plafond de la prime transport » ou « en se saisissant de la prime de partage de la valeur et des primes d’intéressement et de participation. »
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