Taxe d’habitation : Didier Guillaume « préfère contenter 36 millions de Français que 36 000 maires »
Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat et sénateur de la Drôme, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Bien que n’étant pas « en marche », il souscrit à la plupart des mesures proposées par le gouvernement, y compris en matière de fiscalité.

Taxe d’habitation : Didier Guillaume « préfère contenter 36 millions de Français que 36 000 maires »

Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat et sénateur de la Drôme, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Bien que n’étant pas « en marche », il souscrit à la plupart des mesures proposées par le gouvernement, y compris en matière de fiscalité.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Hier, le Premier ministre s’est exprimé devant les sénateurs avant d’engager un débat avec eux. Le sujet des finances publiques et celui de la fiscalité ont été particulièrement abordés. Didier Guillaume a marqué son soutien à peine masqué au gouvernement, affirmant, comme il l’a répété ce matin, que le groupe socialiste au  Sénat, dont il est à la tête, n’est « pas dans l’opposition » mais que ses membres restent « exigeants ».

« Il y a des fins de mois difficiles et en même temps ce pays doit avancer », considère-t-il au moyen d’une expression « en marche ». Et d’ajouter : « Au moment où l’économie repart, il faut que les Français puissent avoir le fruit de ce redémarrage. » Le sénateur de la Drôme est favorable à la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, même si cela implique une recette en moins pour les collectivités. « Je préfère contenter 36 millions de Français que 36 000 maires », s’est-il justifié ce matin.

Didier Guillaume : "Il y a des fins de mois difficiles et en même temps ce pays doit avancer"
01:29

Pour autant, il estime que cette mesure devra être compensée, au moyen d’une subvention par exemple, de manière à ce que les communes ne soient pas plus étranglées financièrement qu’elles ne le sont déjà pour certaines. Didier Guillaume propose ainsi d’engager un dialogue avec l’Association des maires de France (AMF). «  Je ne veux pas qu’on oppose les Français et les élus. »

Le président du groupe socialiste est également favorable à l’augmentation de la CSG, « le seul impôt juste dans ce pays », mais « en contrepartie d’une baisse des charges » et en épargnant les retraités.

Toutefois, il estime qu’ « il faut faire très attention de ne pas systématiquement associer l’écologie aux impôts et aux taxes ». Nicolas Hulot souhaite en effet augmenter la taxe carbone de 40%. « La taxe carbone pour Hulot, la taxe poids lourds pour la ministre des Transports… À un moment ça va faire beaucoup. »

Didier Guillaume : "La taxe carbone pour Hulot, la taxe poids lourds pour la ministre des Transports. A un moment ça va faire beaucoup"
00:24

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le