Taxe d’habitation: « Il n’y aura pas de tour de passe-passe », assure Darmanin
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin assure que la suppression de la taxe d’habitation sera un cadeau...

Taxe d’habitation: « Il n’y aura pas de tour de passe-passe », assure Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin assure que la suppression de la taxe d’habitation sera un cadeau...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin assure que la suppression de la taxe d’habitation sera un cadeau fiscal pour tous les Français, sans contrepartie, dans un entretien au Parisien publié vendredi.

"Non. Il n’y aura pas de tour de passe-passe où l’on supprime des milliards pour aller les chercher ailleurs. L’idée générale du gouvernement et du président est de baisser les impôts", affirme Gérald Darmanin.

A la question : "C’est donc un cadeau fiscal pour 100 % des Français ?", le ministre répond : "Oui, c’est le cas."

Un cadeau qui "coûte tout de même près de neuf milliards d’euros" relève Le Parisien. "L’objectif est de financer complètement les huit à neuf milliards d’euros notamment grâce à une refonte de la fiscalité locale. Nous voulons simplifier au maximum la tuyauterie fiscale des collectivités", explique M. Darmanin.

Au sujet de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires : "Il n’y aura pas d’impôt nouveau mais la question se pose en effet de maintenir cette taxe. La question est légitime car le président ne s’est jamais engagé à supprimer la taxe d’habitation sur les résidences secondaires" indique-t-il.

Concernant un mille-feuille de 190 taxes inefficaces selon un rapport officiel, le ministre précise qu'"elles sont même probablement plus de 300 ! Et chacune rapporte moins de 150 millions d’euros par an à l’État. Bref, beaucoup de tuyauterie et de fiscalité idiote pour peu de recettes".

"Je souhaite donc provisionner 200 millions d’euros par an pour en supprimer entre dix et vingt chaque année. Je pense notamment à la taxe sur les farines, semoules et gruaux de blé tendre, dont la suppression est promise depuis des années, ou au prélèvement assurance frontière automobile, ou encore à la contribution pour les poinçons sur les métaux précieux", détaille-t-il.

Enfin, Gérald Darmanin annonce que : "Quarante mille agents des centres des impôts sont prêts à prendre jusqu’à 20.000 appels par jour. Et si ce n’est pas suffisant, dès septembre, nous ferons appel à des prestataires extérieurs via des centres d’appel qui pourront prendre 10.000 appels supplémentaires", pour répondre aux questions des contribuables concernant le prélèvement à la source des impôts.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le