Taxe d’habitation: « pas sain de dire à quelqu’un +on vous enlève un impôt+ »
Dominique Bussereau (LR), président de l'Assemblée des départements de France (ADF), a jugé lundi à propos de la réforme de la...

Taxe d’habitation: « pas sain de dire à quelqu’un +on vous enlève un impôt+ »

Dominique Bussereau (LR), président de l'Assemblée des départements de France (ADF), a jugé lundi à propos de la réforme de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Dominique Bussereau (LR), président de l'Assemblée des départements de France (ADF), a jugé lundi à propos de la réforme de la taxe d'habitation "pas sain de dire à quelqu'un +on vous enlève un impôt+".

"Ce n'est pas sain de dire à quelqu’un +on vous enlève un impôt+. Qu’il y ait des dégrèvements, ça peut se comprendre, mais tout citoyen (…) doit avoir un lien de nature fiscale avec la collectivité et en même temps cette collectivité a de ce fait des responsabilités à son égard", a déclaré M. Bussereau sur Europe 1.

"Donc casser le lien de l’impôt, c’est pas fondamentalement un progrès pour la démocratie", a ajouté l'ancien ministre, alors que l'exécutif a promis de supprimer la taxe d'habitation pour 80% des contribuables.

Le président de l'ADF s'est cependant déclaré en faveur d'une remise à plat, "tranquillement", de la fiscalité locale, pour la rendre "compréhensible, qu’on sache ce qu’on paie, pour sa commune, pour son département, pour sa région".

"Est-ce que on a un Etat qui impose ou un Etat qui discute ? On va voir aujourd’hui la méthode Macron, la méthode Philippe. Je ne suis pas inquiet, on a discuté avec eux déjà, mais on va voir aujourd’hui si on passe des discours à la réalité", a également dit M. Bussereau.

Sur le chantier du "pacte girondin" de décentralisation voulu par le chef de l'Etat, M. Bussereau a relevé qu'"on a un président qui n'a jamais été un élu local".

"C'est vrai que ce président qui ne s'est jamais attaqué aux réalités locales, qui n'a jamais eu à régler les problèmes de sorties d'école, de vitesse dans le village, de disputes entre voisins, il est plus attendu qu'un autre parce qu'on a une petite réticence", a-t-il poursuivi. "Ceci étant, les propos qu'il a tenus jusqu'à présent montrent qu'il connaît le dossier et qu'il nous dit des choses très claires sur la décentralisation".

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES :  Electoral posters for municipal elections.
12min

Politique

Municipales : les sondages sont-ils fiables ?

Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Taxe d’habitation: « pas sain de dire à quelqu’un +on vous enlève un impôt+ »
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le