Taxe sur les superprofits : « On ne peut pas demander des efforts généralisés quand on voit des actionnaires avec des dividendes astronomiques », estime Hervé Marseille
Alors que le déficit public de la France a dérapé à 5,5% du PIB en 2023, le président du groupe centriste du Sénat, Hervé Marseille remet sur la table la piste de taxation des superprofits.
Le gouvernement est en quête d’économies après le dérapage du déficit public à 5,5% du PIB en 2023, selon l’Insee. Soit 15,8 milliards d’euros de plus que les prévisions du gouvernement. Qui annonce déjà 20 milliards d’euros d’économies à trouver dans le budget 2025. Jusqu’à présent, Bruno Le Maire refuse toute hausse des impôts.
Comme il l’avait proposé l’été dernier, lors de l’examen du budget rectificatif, le président du groupe centriste, Hervé Marseille a remis sur la table l’idée d’une taxation des superprofits. « C’est quelque chose de symbolique sur le plan social. On ne peut pas demander des efforts généralisés quand on voit des actionnaires avec des dividendes astronomiques. L’année dernière, on a distribué plus de 65 milliards de dividendes », a-t-il exposé.
Hervé Marseille propose aussi quelques pistes de recettes nouvelles. « On a déjà travaillé et fait des propositions comme sur les niches fiscales. Par exemple, les plans épargne retraite où il y a une fiscalité particulière trop satisfaisante pour les gros investisseurs. Les prélèvements sur les hauts revenus qui ont rapporté 1,5 milliards et qu’on peut améliorer pour les tranches de 250 000 euros de revenus par an. On peut améliorer cette fiscalité », a-t-il esquissé.
Sébastien Lecornu recevait ce mercredi après-midi à Matignon les responsables des partis politiques pour les informer de « l’état de la menace et du positionnement de la France » dans le contexte de guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole.
Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.
Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.
Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.