Taxe sur les superprofits : « On ne peut pas demander des efforts généralisés quand on voit des actionnaires avec des dividendes astronomiques », estime Hervé Marseille

Alors que le déficit public de la France a dérapé à 5,5% du PIB en 2023, le président du groupe centriste du Sénat, Hervé Marseille remet sur la table la piste de taxation des superprofits.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le gouvernement est en quête d’économies après le dérapage du déficit public à 5,5% du PIB en 2023, selon l’Insee. Soit 15,8 milliards d’euros de plus que les prévisions du gouvernement. Qui annonce déjà 20 milliards d’euros d’économies à trouver dans le budget 2025. Jusqu’à présent, Bruno Le Maire refuse toute hausse des impôts.

Comme il l’avait proposé l’été dernier, lors de l’examen du budget rectificatif, le président du groupe centriste, Hervé Marseille a remis sur la table l’idée d’une taxation des superprofits. « C’est quelque chose de symbolique sur le plan social. On ne peut pas demander des efforts généralisés quand on voit des actionnaires avec des dividendes astronomiques. L’année dernière, on a distribué plus de 65 milliards de dividendes », a-t-il exposé.

Hervé Marseille propose aussi quelques pistes de recettes nouvelles. « On a déjà travaillé et fait des propositions comme sur les niches fiscales. Par exemple, les plans épargne retraite où il y a une fiscalité particulière trop satisfaisante pour les gros investisseurs. Les prélèvements sur les hauts revenus qui ont rapporté 1,5 milliards et qu’on peut améliorer pour les tranches de 250 000 euros de revenus par an. On peut améliorer cette fiscalité », a-t-il esquissé.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le