Taxe sur les superprofits : « On ne peut pas demander des efforts généralisés quand on voit des actionnaires avec des dividendes astronomiques », estime Hervé Marseille

Alors que le déficit public de la France a dérapé à 5,5% du PIB en 2023, le président du groupe centriste du Sénat, Hervé Marseille remet sur la table la piste de taxation des superprofits.
Rédaction Public Sénat

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Le gouvernement est en quête d’économies après le dérapage du déficit public à 5,5% du PIB en 2023, selon l’Insee. Soit 15,8 milliards d’euros de plus que les prévisions du gouvernement. Qui annonce déjà 20 milliards d’euros d’économies à trouver dans le budget 2025. Jusqu’à présent, Bruno Le Maire refuse toute hausse des impôts.

Comme il l’avait proposé l’été dernier, lors de l’examen du budget rectificatif, le président du groupe centriste, Hervé Marseille a remis sur la table l’idée d’une taxation des superprofits. « C’est quelque chose de symbolique sur le plan social. On ne peut pas demander des efforts généralisés quand on voit des actionnaires avec des dividendes astronomiques. L’année dernière, on a distribué plus de 65 milliards de dividendes », a-t-il exposé.

Hervé Marseille propose aussi quelques pistes de recettes nouvelles. « On a déjà travaillé et fait des propositions comme sur les niches fiscales. Par exemple, les plans épargne retraite où il y a une fiscalité particulière trop satisfaisante pour les gros investisseurs. Les prélèvements sur les hauts revenus qui ont rapporté 1,5 milliards et qu’on peut améliorer pour les tranches de 250 000 euros de revenus par an. On peut améliorer cette fiscalité », a-t-il esquissé.

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