Temps de parole: le CSA pointe un déséquilibre en faveur de François Fillon
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a estimé mercredi que le temps de parole et d'antenne de François Fillon était ...

Temps de parole: le CSA pointe un déséquilibre en faveur de François Fillon

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a estimé mercredi que le temps de parole et d'antenne de François Fillon était ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a estimé mercredi que le temps de parole et d'antenne de François Fillon était "anormalement élevé" et a demandé aux chaînes de veiller à l'équilibre pour les autres candidats.

Le CSA précise dans un communiqué qu'il est "conscient des circonstances particulières de la couverture médiatique de la campagne de ce candidat", mais il se dit "préoccupé de la possibilité pour les autres candidats de bénéficier d'ici la fin de la période d'une exposition équilibrée au regard du principe d'équité".

Le régulateur "demande instamment aux éditeurs d'y veiller".

Depuis le 1er février, date du début de la période électorale, et jusqu'au 10 avril, les chaînes doivent respecter l'équité, c'est-à-dire tenir compte de la représentativité et du poids de chaque parti.

Cette équité concerne à la fois le temps de parole des candidats, mais aussi de leurs soutiens, et des chroniques ou sujets qui parlent d'eux, sauf s'ils sont explicitement défavorables.

Ainsi dans l'affaire de Penelope Fillon, seuls les sujets qui ne sont pas explicitement défavorables au candidat de la droite ont été comptabilisés.

A partir du 20-21 mars, date de publication de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel, cette règle est renforcée car l'équité des temps de parole et d'antenne doit aussi s'apprécier à "conditions de programmations comparables" (même tranche horaire, etc.)

Le CSA estime mercredi qu'"à moins de 15 jours de la fin de la première période d'équité", "la part des temps de parole et d'antenne de M. Fillon est anormalement élevée".

Partager cet article

Dans la même thématique

International Women’s Day – Demonstration – Lyon
6min

Politique

Masculinisme : « Le mode de radicalisation est exactement le même que lorsqu'on radicalisait des gens pour les faire partir en Syrie », alerte Dominique Vérien

Les sénatrices de la délégation aux droits des femmes appellent à faire de la lutte contre le masculinisme « une priorité de politique publique ». Après sept mois d’enquête, elles décrivent un mouvement politique structuré, alimenté par les réseaux sociaux, qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et constitue, selon elles, un risque croissant pour « la démocratie ».

Le

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Temps de parole: le CSA pointe un déséquilibre en faveur de François Fillon
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le