Tensions à Mayotte: le gouvernement français nomme un nouveau préfet
Le gouvernement français a nommé mercredi un nouveau préfet à Mayotte, a annoncé à la presse la ministre des Outre-mer Annick...

Tensions à Mayotte: le gouvernement français nomme un nouveau préfet

Le gouvernement français a nommé mercredi un nouveau préfet à Mayotte, a annoncé à la presse la ministre des Outre-mer Annick...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le gouvernement français a nommé mercredi un nouveau préfet à Mayotte, a annoncé à la presse la ministre des Outre-mer Annick Girardin, alors que le mouvement de contestation dans cette île française de l'océan Indien est entré dans sa sixième semaine.

Mayotte est agitée depuis un mois par un mouvement social qui dénonce l'insécurité et l'immigration clandestine venue des Comores, où le revenu moyen par habitant est treize fois inférieur à celui du département français.

Composées de quatre îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte), les Comores ont proclamé leur indépendance de Paris en 1975, mais celle de Mayotte a alors décidé de rester dans le giron de la France, au grand dam de Moroni qui en revendique la souveraineté.

Le nouveau préfet de Mayotte, Dominique Sorain, nommé également "délégué du gouvernement", était jusqu'alors directeur de cabinet de la ministre des Outre-mer. Il remplacera Frédéric Veau.

M. Sorain sera "accompagné d'une équipe interministérielle qui viendra renforcer les services de l’État sur place", a indiqué la ministre.

Autour du délégué, "l’équipe interministérielle sera en lien direct avec élus, acteurs du mouvement social, société civile et présentera, dans un délai d’un mois, un train de mesures sociales et économiques en faveur du développement et du redressement de Mayotte", a-t-elle précisé.

"Les entraves à la circulation, la mise en danger d’autrui, les opérations de justice communautaire et le racket organisé sur certains barrages sont des faits graves passibles de poursuites", a souligné la ministre.

Les autorités françaises ont multiplié dernièrement les expulsions de Comoriens sans papiers. Moroni a riposté mercredi dernier en refusant de laisser rentrer sur son territoire ses citoyens refoulés. Mais vendredi, Moroni a promis un renforcement des mesures de sécurité sur l'île d'Anjouan, principal point de départ des immigrants clandestins vers Mayotte, notamment pour "traquer" les passeurs.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le