Terrorisme : Jacqueline Gourault dénonce les propositions « d’extrême droite » de Laurent Wauquiez
Invitée ce lundi de L’Epreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Radio Classique et Les Echos, la ministre Jacques Gourault dénonce les réactions « politiciennes et très à droite voire même d’extrême droite » des Républicains après l’attaque au couteau. Elle affirme que « 22 attentats ont été déjoués depuis 15 mois ».

Terrorisme : Jacqueline Gourault dénonce les propositions « d’extrême droite » de Laurent Wauquiez

Invitée ce lundi de L’Epreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Radio Classique et Les Echos, la ministre Jacques Gourault dénonce les réactions « politiciennes et très à droite voire même d’extrême droite » des Républicains après l’attaque au couteau. Elle affirme que « 22 attentats ont été déjoués depuis 15 mois ».
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Pour Jacqueline Gourault, la droite va trop loin. Invitée ce lundi de L’Epreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Radio Classique et Les Echos, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur dénonce la réaction de la droite après l’attaque au couteau, samedi soir à Paris, où un homme a été tué et quatre personnes blessées par un jeune homme d’origine tchétchène et naturalisé français.

Avant, les LR avaient « la décence de s’unir autour du Président »

La droite réclame de nouvelles mesures. Les Républicains ont dénoncé ce lundi « l'impuissance du gouvernement ». Alors que l'auteur de l'attaque, sans antécédent judiciaire, était fiché S depuis l'été 2016, le parti présidé par Laurent Wauquiez propose l'expulsion des étrangers fichés S, l'internement de manière préventive des fichés S « les plus dangereux » ou la création d'un délit d'incitation à la haine passible d'expulsion pour les étrangers. 

« Quand il y a eu des événements dans les années précédentes, sous la présidence de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy, j’appartenais à une famille et un courant de pensée qui avait la décence de s’unir autour du président de la République et du gouvernement. On peut faire des critiques. Mais ces critiques (des Républicains) sont roboratives, elles sont plutôt politiciennes et plutôt très à droite voire même d’extrême droite. Une partie de ce qui est repris par Laurent Wauquiez faisait partie des propositions soit de Nicolas Dupont-Aignan, qui avait soutenu Marine Le Pen, soit de Marine Le Pen » souligne Jacqueline Gourault.

« On est dans un état de droit. On n’interne pas les gens pour un oui ou pour un non. Dans les fichés S, il y a différentes catégories de personnes. Certains sont en cours d’examen, si on peut dire, car ils ont été dénoncés par un voisin qui a trouvé qu’ils avaient une attitude bizarre, ce qui est utile mais peut se révéler inexact » fait valoir la ministre, qui rappelle que l’exécutif a fait adopter un nouveau projet de loi il y a quelques mois. « L’arsenal juridique a été complété par la loi de sécurité que nous avons votée à la fin de l’année pour renforcer les moyens, hors état d’urgence. Ceci permet de mettre en place des périmètres de protection, de surveiller plus attentivement les lieux de culte » ou de prendre des mesures « de surveillance individuelles ».

« 22 attentats déjoués depuis 15 mois »

Le gouvernement a aussi « décidé de renforcer les services de renseignements, avec plus de 2000 personnes embauchées, dont 450 cette année », auxquelles s’ajoutent 10.000 embauches de policiers et gendarmes sur le quinquennat. Manière de montrer que le gouvernement ne reste pas inactif. « Il y a eu à peu près 22 attentats qui ont été déjoués dans les 15 derniers mois. Ce n’est pas rien. Ça veut dire des morts évités » insiste Jacqueline Gourault.

Plus généralement, elle appelle à ne pas faire de lien trop rapide entre immigration et terrorisme. « Il y a eu d’autres périodes dans l’histoire où des gens étaient montrés du doigt. Si on avait suivi l’opinion publique, peut-être qu’il n’y aurait pas eu des mouvements de résistance comme il y a eu et qui ont permis de sauver l’honneur de la France ».

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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